Grande Traversée des Alpes (Vélo de route)

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22/07/11

Toutes mes affaires pour cette traversée des Alpes en vélo de route puis pour ma continuation le long du littoral entre Menton et Cerbère sont fin prêtes. Elles rentrent largement dans les 2 sacoches étanches qui seront accrochées à ma remorque mono-roue Extrawheel que j’étrenne pour la 1ère fois mais que je n’utiliserai que lorsque je serais seul, sans voiture d’assistance, c'est-à-dire à partir de Menton. Je rejoins ainsi chargé la gare de Rouen en début d’après-midi. Les 1ers mètres sont chargés en émotion pour moi car ce sont les premiers coups de pédale d’un long périple de plus de 1700km. Le vélo ainsi chargé se comporte très bien. L’accès au quai de la gare par les escaliers est un peu galère et une personne voulant m’aider fait pire que mieux. J’ai peur d’avoir abîmé un peu le dérailleur arrière dans cette manœuvre. Il n’en sera rien heureusement. Pas de problème dans le train qui me mène à Paris St Lazare. Il y a bien des places pour les vélos dans le wagon où je suis rentré. A St Lazare, sur le quai, je reconnecte la remorque à l’axe de la roue arrière et traverse à pied la gare bondée de monde. Je mets ensuite mes chaussures de vélo et pars pour cette traversée de Paris jusqu’à la gare de Lyon. J’ai une heure avant mon prochain train. Je ne mettrais que 20mn mais avec le trafic dense, les bouchons et la pluie fine qui commence à tomber, ce ne sera pas une partie de plaisir. Une voiture rentre même dans la roue de ma remorque à très faible vitesse. Pas de dégâts heureusement mais de quoi raller envers ce parigot. Pas de problème ensuite dans le TGV qui me mènera directement jusqu’à Thonon. Il y a bien une place pour le vélo à proximité de la mienne (surcoût de 10€ pour le vélo). J’arrive vers 21h à Thonon et pars directement m’installer à l’Etap Hôtel que je connaissais déjà pour y avoir dormi 2 ans auparavant au retour de la traversée des Pré-Alpes. J’ai la chance d’avoir une chambre familiale. Quant au vélo, il est rangé à l’abri derrière l’accueil

 

23/07/11

Pendant mon petit-déjeuner, je vois qu’il pleut très fort dehors. C’est un peu la même situation que 2 ans auparavant lorsque je partais pour la traversée de Pré-Alpes mais j’étais alors en camping la veille du départ et c’était nettement moins agréable de partir avec ce temps. Néanmoins, je ne suis pas très motivé pour commencer ce périple sous une pluie forte. Heureusement, vers 8h30, au moment de rejoindre le point de départ, la pluie se calme enfin un peu. J’attache la remorque pour les quelques centaines de mètres qui me séparent du lieu de rendez-vous non loin de la gare et fais déjà un peu sensation quand j’arrive et que je fais connaissance avec les membres du groupe. Boris, notre accompagnateur, arrive un peu plus tard avec le Renault Trafic de location, une remorque pour les vélos et avec André, un québécois, qui a déjà roulé la semaine précédente sur la 2ème partie de la traversée de l’arc Alpin entre Chiavanna et Thonon. La traversée de Thonon à Menton étant la 3ème et dernière partie de cette traversée. Boris n’a pas prévu de pique-nique ne sachant pas les goûts de chacun. Je trouve cela un peu gonflé mais il se rattrapera lorsqu’il nous attendra au col de la Colombière. Je pars avec Christian et sommes ensuite rejoint par André. La pluie est fine et ne nous embête pas trop dans cette longue et pas trop dure montée vers Morzine. Je quitte Christian et André au bas de Morzine, ne souhaitant pas faire la montée de Joux Plane, déjà faite l’an dernier, et surement pas plaisante par ce temps. Je passe donc par les Gets. La redescente vers Thaninges n’est pas agréable. Bien que assez couvert j’ai froid. Pour rejoindre Cluses, il faut se taper encore une bonne montée. A Cluses, j’ai un peu de mal à repérer la petite route montant au col de Romme. Cette belle grimpette me fera changer de celle vers le Reposoir que je connais déjà. Dure montée à flanc de falaise mais les vues sur Cluses puis sur le col de la Colombière sont superbes. Petite descente de 5km jusqu’au Reposoir avant entamer cette dure montée. Je dépasse Christine et arrive enfin au col au prix d’une belle bavante. J’y retrouve Guy qui repart aussitôt et Boris qui me propose de quoi manger dans la camionnette. Dans ma tête, il ne reste plus qu’une courte montée après La Clusaz pour rejoindre le gîte. Mais la réalité sera un peu plus dure avec encore de la remontée après la longue descente vers le Grand Bornand pour arriver à la Clusaz et donc pour finir une belle grimpette vers le col des Aravis dans laquelle se trouve notre gîte. C’est un grand et superbe chalet. On va pouvoir faire sécher nos chaussures sur l’appareil servant à sécher les chaussures de ski. Sympas les propriétaires nous autorisent à voir dans leur salon l’arrivée de l’étape du jour du Tour de France, ce fameux contre la montre de Grenoble qui fera changer définitivement le classement final au profit de Cadel Evans.

Comme tous les soirs de cette traversée, je fais quelques étirements car je n’ai pas envie de me retrouver avec des cuisses douloureuses à la fin de la semaine. Mon genou gauche qui m’inquiétait un peu depuis quelques jours à finalement bien tenu le coup.

Bon repas dans cette grande salle à manger où certaines de nos affaires sèchent au coin du feu.

Mon sommeil est assez mauvais et je dois prendre un somnifère vers les 2h du matin pour finir ma nuit.

 

24/07/11

Au réveil, le temps est toujours maussade mais il ne pleut pas. Ce sera juste au moment du départ qu’il se mettra à pleuvoir. Le reste à faire de montée jusqu’au col des Aravis est court. On est ensuite frigorifié dans la descente vers Flumet où il pleut même des cordes. La remontée vers le col de Saisies est donc presque la bienvenue pour se réchauffer un peu d’autant que la pluie s’arrête. Christian m’a doublé dès le départ de la montée. Je retrouve ensuite Guy et fais une courte pause avec lui et j’arrive au col où m’attendait Christian et où André nous rejoint. Je redescends avec André à travers le marché des Saisies puis le long de cette belle route serpentant jusqu’à Hauteluce et descendant ensuite jusqu’à Beaufort. Là, nous attend le dernier gros morceau de la journée avec la montée du Cormet de Roselend que je redoute un peu pour sa longueur, plus de 20km de montée. André me lâche rapidement car j’y vais à un rythme plus tranquille. Le temps est toujours très couvert et frais. Je n’arrive pas à réchauffer mes pieds depuis la descente du col des Saisies. Je fais ma pause pique-nique un peu au dessus du lac de Roselend avant d’entamer le reste de montée vers le col. J’y croise Boris et ne fais que de me ravitailler en eau. Je bois assez peu sur le vélo. A peine plus que 2 bidons. Je bois plus dans la soirée. Je ne m’éternise pas au col car il fait vraiment froid, peut être 5 ou 6 °C. Les pics aux alentours sont enneigées par de la neige fraiche. Longue descente ensuite jusqu’à Bourg St Maurice. Certains passages bien secs sont vraiment agréables. Ensuite, il nous faut remonter pendant près de 10km car notre auberge est située à Valezans. J’y arrive assez tôt et encore une fois dans les premiers, ce qui laisse du temps pour faire un peu de lessive, les étirements, prendre un verre et noter les quelques données de mon compteur et de mon GPS sur un papier avant le repas du soir. Nuit en dortoir

 

25/07/11

Je redoute un peu cette journée avec la longue montée dans le trafic jusqu’à Val d’Isère puis la montée jusqu’au col de l’Iseran, un des plus haut d’Europe avec ses 2770m, un trajet que je n’ai encore jamais fait en vélo. La bonne nouvelle est que le col est ouvert alors que la veille il était obligatoire d’avoir des équipements spéciaux (chaînes,…) pour passer le col. Autant dire qu’il était impossible d’y passer en vélo et que l’on envisageait déjà un contournement. La descente sur Bourg St Maurice se fait sans problème. La remontée dans la vallée n’est finalement pas si pénible. Le trafic n’est pas trop dense et, en se mettant bien à droite de la chaussée, on arrive à bien s’écarter du flux des véhicules. Elle n’est pas trop monotone non plus car c’est une succession de replats, montées et descentes jusqu’au lac de Tignes. Je double 2 allemands bien chargés sur leur VTT et faisant une traversée des Alpes. L’arrivée sur Val d’Isère est rapide avec de nombreux tunnels en descente. J’ai bien pris soin d’équiper mon vélo de petites lampes et porte depuis le 1er jour mon gilet jaune. Au centre de Val d’Isère, je prends le temps de voir la table d’orientation montrant bien toute cette route de traversée des Alpes de Thonon à Menton. Le temps est assez beau mais toujours très frais. Le final de la montée est long. Heureusement, la vue sur la vallée de Val d’Isère est chouette. Dans les 2 derniers kilomètres, je manque de souffle. On voit encore les restes de la neige de la veille. Pique-nique à l’abri du vent après les classiques photos devant le panneau du col. Marcel et Catherine me rejoignent puis un peu après Boris. Il ne fait que 4°C à l’ombre, mais heureusement près de 20°C au soleil. Redescente ensuite avec Marcel et Catherine jusqu’à Bonneval sur Arc. On croise à un moment des marmottes sur la route. Pause goûter à Bonneval avec de bonnes tartes aux fruits des bois. La descente est ensuite moins forte jusqu’à Termignon. On roule roue dans roue mais il n’est pas facile de tenir le rythme de Marcel. On arrive ainsi les premiers à Termignon, eux allant s’installer dans l’hôtel où nous irons manger le soir même et moi allant m’installer dans le gîte qui pour le moment est désert. Il est d’un confort assez rustre mais cela fera l’affaire. La pluie est de retour et les derniers auront même eu un peu de neige au sommet de l’Iseran. On se réchauffe au bar de l’hôtel en buvant un vin chaud. Bon repas ensuite avec notamment une copieuse et excellente tartiflette.

 

26/07/11

Petit-déjeuner à l’hôtel. Nous partons ensuite presque tous ensemble pour descendre en peloton jusqu’à St Michel de Maurienne. 30km avalés à 36km/h de moyenne, voilà une bonne performance qui va bien vite fondre dans la montée du col du Télégraphe. Chacun part à son rythme. Encore un col que je connais bien pour l’avoir déjà monté 2 ans auparavant. Je retrouve les alsaciens du groupe au col puis l’on descend jusqu’à Valloire. On attaque ensuite les 17km de montée jusqu’au Galibier. Le temps est désormais bien dégagé et les vues sont superbes. Beaucoup d’autres cyclistes d’autant que les prévisions météos sont de nouveau mauvaises pour le lendemain. Je suis à bout de souffle dans le dernier kilomètre. Les sommets sont tout de même couverts et il ne sera donc pas possible de voir ni le Mont Blanc ni la Barre des Ecrins. Il n’y avait finalement pas beaucoup de traces du passage du tour de France des jours précédents. La descente vers le Lautaret n’est pas très agréable : beaucoup de vent et chaussée très dégradée. On retrouve Boris au col et on pique-nique en sa présence. Descente ensuite rapide dans la vallée jusqu’au Guibertes, chez Françoise H, a qui j’avais proposé de faire une petite visite à défaut d’y voir ma mère qui finalement n’y passera une semaine de vacances que la semaine suivante. Sympa de papoter autour d’un thé avec cette amie de maman qui malgré ses 83 ans a toujours une pêche incroyable. Je termine ensuite tranquillement l’étape jusqu’à Chantemerle où se trouve le gîte du « Passe Montagne ». Un superbe gîte avec des chambres de 2 et une partie salon bien sympathique. Pot et balade dans Chantemerle avant un repas un poil pas assez copieux face à notre faim.

 

27/07/11

Le temps est de nouveau à la pluie mais heureusement assez fine. Je maintiens mon idée de faire le circuit du niveau V3 passant par le col de l’Izoard. Il faut donc descendre jusqu’à Briançon avant d’attaquer cette montée que je connais déjà bien pour l’avoir déjà gravi 2 fois. Certains passages sont toujours aussi costauds. On arrive à rouler plus ou moins au même rythme entre les Alsaciens, Marcel, Catherine et moi-même. Le support de ma sacoche frontale commence à montrer des signes de faiblesse. L’attache en métal qui encercle le guidon est en train de casser. Il va falloir que j’y fasse attention. En attendant quelques colliers Rislan feront l’affaire. Pauses photos ensuite au niveau de la Case déserte, ce paysage lunaire étant tellement magnifique. Je me fais ensuite ma seule frayeur de tout ce périple. Je suivais d’un peu trop près un camping car et lorsque celui-ci stoppa pour croiser une voiture montante, j’ai bien cru que je n’aurai pas assez de frein pour l’éviter. Heureusement, ce fût limite. La descente est ensuite très rapide jusqu’à la vallée du Guil. On se regroupe ensuite pour rouler ensemble jusqu’au début de la remontée vers le col de Vars. La pluie revient. Certains décident de pique-niquer. Je choisis de continuer mais mon dieu que cette montée est rude et avec ce temps, ce n’est vraiment pas une partie de plaisir. Je pique-nique avec Christine que je viens de croiser dans les premiers villages de Vars. La fin est moins dure avec des passages où l’on peut se reposer un peu. Pause au sommet du col de Vars où je retrouve pas mal de monde du groupe autour de boissons chaudes et de grosses tartes aux fruits. Ma pause sera un peu plus longue que les autres car j’ai demandé à Boris de venir pour récupérer ma sacoche qui ne tient quasiment plus. Lorsque je repars, il se met à tomber des cordes. Il ne reste que 10km de descente mais je sens que je vais être bien trempé. Le bitume est bizarre. La pluie y crée une sorte de mousse blanche. C’est bien lessivé que j’arrive à Jausier. Au gîte, le patron m’explique que nous serons finalement logés juste au dessus, non pas au gîte mais dans le luxueux hôtel de style mexicain surplombant la vallée. J’ai la chance d’avoir une chambre pour moi tout seul. Les sèches-serviettes seront bien utiles pour sécher nos affaires. Les quelques pensionnaires profitent soit de la piscine couverte soit du wi-fi pour surfer sur internet. Très bon dîner au gîte.

 

28/07/11

Je pars dans les derniers car j’ajuste ma nouvelle sacoche (le petit sac étanche qui va avec mes bagages) sur la potence. Cela fera bien l’affaire. Il faut aussi que je m’arrête à Barcelonnette pour m’acheter un porte-bidon. Un des mien est cassé. Enfin, j’ai prévu de ne faire que la version V2 passant par le col de la Cayolle. Le premier vélociste visité à Barcelonnette est d’une autre époque : une toute petite boutique avec un bazar monstrueux. Le vélociste cherche qu’en même dans son bazar mais il est clair qu’il n’a pas ce que je cherche. Je trouverais cela dans l’autre magasin, beaucoup plus moderne et mieux achalandé. La montée du col de la Cayolle est très longue, plus de 20km et très agréable : d’abord dans une belle gorge puis dans une belle vallée avec quelques cascades. La fin n’est pas trop dure mais l’on est content d’arriver pour ce dernier col au-delà de 2000m. Pause pique-nique au sommet avant une descente grisante dans la vallée de Var. Grande cascade à droite et paysage de terres noires à gauche. Pause avec Christian et Christine au village d’Entraunes. Il commence à faire chaud. On se sent un peu plus dans le sud. La remontée vers Valberg via le village de Péone sera dure à cause de la chaleur et un dénivelé encore conséquent. Joli site que celui de Péone ! 8 épingles nous attendent pour s’approcher de la station de ski de Valberg. On y retrouve Guy. Dans la descente vers Beuil, il se met à tomber des cordes. Pas le temps de laisser passer l’orage ! C’est sous un déluge que je commence la montée du col de la Couillole, heureusement pas très longue et assez peu pentue. Mais c’est bien vanné que j’arrive enfin au gîte de la Fripounière situé juste au col de la Couillole. Quel plaisir après cette rincé que d’arriver dans ce chaleureux gîte ! Pas de dortoirs mais des chambres de 2.

 

29/07/11

Départ groupé pour cette journée avec le même parcours pour tout le monde. Mais je les lâche rapidement pour des arrêts photos, notamment le village de Roubion. La montée du col de St Martin n’est pas trop dure. J’y retrouve Boris pour une petite pause. Après une belle descente, je fais ensuite un crochet pour une visite rapide de St Martin en Vésubie. On descend encore un peu dans la vallée avant d’attaquer la fameuse montée du col de Turini. Des panneaux indiquant Nice montrent que l’on se rapproche bien de la côte mais ce détour par le Turini ne nous fera pas arrivé de sitôt sur la côte d’Azur. Les premiers kilomètres ne sont pas trop durs. On profite surtout de la vue sur la Bollène- Vésubie. Je fais mon arrêt pique-nique devant un superbe point de vue sur ce village perché. Cela me fait du bien d’ôter mes chaussures car avec la chaleur mes pieds ont tendance à gonfler et les chaussures à me faire mal. Le reste de la montée est très long. Il manque des indications de kilométrage et de pourcentage pour se motiver un peu. On pense évidemment au fameux rallye de Monte Carlo dans toutes ces épingles à cheveu. Très peu d’indication y font référence. Une plutôt hostile avec écrit sur une glissière « Gros moteur. Petit cerveau ». D’autres sont des indications sur le prochain virage à venir. Je suis bien soulagé lorsque j’arrive au col et que je retrouve mes compagnons à la sortie du bar. Leur présence me donne des ailes pour terminer les 2 kilomètres de montée jusqu’à notre gîte au pied de la minuscule station de ski du Camp d’Argent. De là, nous avons une belle vue jusqu’à ce que l’on imagine être la mer. Après midi tranquille à profiter des quelques rares rayons de soleil, à boire et manger. On sait que le plus dur est fait. Il ne restera pour le lendemain que 50km principalement en descente. Bon repas avec saucisses lentilles maison avant de nous coucher dans nos dortoirs froids et humides

 

30/07/11

Dernier jour ! On se fait une séance photo à la fois pour nous et pour les patrons du gîte qui voulaient une photo de cyclistes devant leur chalet. On parle un peu une dernière fois de matériel. Tout le monde sauf moi a un vélo tout en carbone. Des vélos hyper légers et nerveux. Le mien me convient bien avec tout de même la fourche et le triangle arrière en carbone. Ce sont les roues qui semblent avoir souffert le plus. Les rayons se détendent et les inserts autour des têtes de rayons sautent un par un. Belle et longue descente notamment avec les nombreuses épingles après Peïra Cava. Puis il faut remonter vers le col de Braus avec des routes parfois en franchement mauvais état. Le col du Castillon, le dernier, est une formalité après tout ce que nous avons déjà pu grimper. Ensuite, on descend directement sur Menton. Il n’est que 11h lorsque nous arrivons à la gare où l’on retrouvera un peu après Boris. Il nous laisse le temps d’aller nous baigner puis de manger quelque chose avant les adieux. La plage est noire de monde mais l’eau est vraiment délicieuse. Un bon 25° C. Au même endroit, c’est amusant de voir un groupe de vététistes arrivant aussi surement d’une longue traversée.

Je déjeune d’une bonne paëlla avec Christian, Christine et Guy en bord de mer. C’est ensuite le moment des adieux. La plupart repartent aussitôt dans la camionnette pour rentrer sur Thonon. Ambre, André et moi-même restons un jour sur Menton. Je charge mes bagages sur la remorque et je pars visiter Menton. Superbe vue depuis le port sur la vieille ville perchée. Je passe un peu le temps sur le port puis dans un bar avant que l’Auberge de Jeunesse n’ouvre à 17h30. Cette chaleur n’est pas habituelle après une semaine aussi froide et pluvieuse. La montée vers l’AJ est terrible avec ma remorque car la pente est terrible. Mais la vue depuis l’AJ sur Menton est chouette. Je range pour les 36h à venir le vélo dans un local et m’installe dans un dortoir avant d’aller redescendre en ville à pied par un escalier de 300 marches pour aller manger une bonne pizzas dans le centre animé de Menton. Balade ensuite dans les rues étroites du vieux Menton avant d’aller me coucher