Cherbourg - Le Havre en VTT


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Cherbourg – Montfarville (08/05/2013)(1/5) :

J’arrive à la gare de Cherbourg à 13h18 après avoir pris en train à 10h04 à Rouen et un changement à Caen. Il pluvine en arrivant mais ce ne seront finalement que les quelques gouttes de ce raid de 5 jours qui doit me mener jusqu’au Havre et ainsi boucler une bonne partie du littoral Normand en VTT de Cherbourg jusqu’à Abbeville puisque l’année précédente j’avais déjà fait Le Havre- Abbeville.

Quelques minutes après mon arrivée, Francis, Guillaume et Didier arrivent en voiture et se préparent pour cette demi-étape. Francis et Guillaume sont cousins et font partis du club même si je ne les connais pas (ils roulent le dimanche et moi le samedi). Didier est un de leur ami. Ils sont conduits par la copine de Guillaume et la femme de Francis. Nous quittons rapidement le port de Cherbourg, le vent dans le dos, par une bonne piste cyclable jusqu’au Becquet. De là, le GR223 que je suivrais pendant 5 jours, rentre à l’intérieur des terres pour aller sur les hauteurs de Bretteville. La pente est raide et le chemin tellement raviné qu’il nous faut pousser le vélo un moment. On arrive ensuite à la table d’orientation qui domine la pointe du Brick. La descente sur un petit chemin en épingle à cheveu avec des marches en bois n’est pas adaptée au VTT. Le tour de la pointe non plus car le chemin a été emporté par les flots et qu’il nous faut donc rejoindre la plage à travers les rochers. Ce n’est pas pratique pour Didier qui, victime d’une entorse au pied, marche et roule avec une attèle. Le chemin menant au Cap Levi est nettement plus agréable et roulant. La marée est basse et dégage de nombreux rochers et de belles plages de sable fin. Les chemins sont ensuite parfois nettement moins roulant à cause de passage très sablonneux. Parfois la solution est de rouler sur le sable dur de la plage. Nous décidons donc du côté de Rhétoville de rejoindre Barfleur par la route. Guillaume, qui manque d’entrainement commence à fatiguer. Il termine directement avec Didier cette étape. Je termine avec Francis en allant voir le joli petit port de Barfleur puis en finissant le long du rivage parfois bien attaqué par les flots jusqu’à Montfarville. Le ciel devient très menaçant et je crains de terminer le dernier kilomètre sous une pluie forte. Heureusement, le gîte est plus proche que prévu et nous arrivons tout sec dans la maison de la belle-mère de Francis qui tient aussi un gîte juste à côté. Soirée sympa autour d’un bon couscous maison (plat local ?), d’un plantureux gâteau aux pommes et d’un fameux calvados de 30 ans d’âge.

La belle-mère de Francis me raconte un peu ses souvenirs du débarquement (nuit passée dans une tranchée et ciel éclairé par toutes les fusées). J’aurais aimé qu’elle m’en dise plus mais l’ambiance de la tablée était plutôt à la rigolade.

Données de l’étape : 45.4km, 3 :23 de vélo, 39.6km/h maxi, moyenne 13.4km/h, 1054 calories, 59g de gras, 506 de D+, 506 de D-, 148m maxi

 

Montfarville – Les Veys (09/05/2013) (2/5) :

 

Départ un peu tardif à 9h45 avec Francis, Didier et Guillaume qui fera demi-tour après quelques kilomètres ayant encore mal aux jambes dus aux efforts de la veille. On retrouve vite le bord de mer pour arriver à Réville qui donne sur l’immense baie de St Vaast la Hougue. Le vent est fort et ne nous est pas favorable. Nous observons les 1ers bords d’un planchiste qui vient de se mettre à l’eau. Vent de face nous peinons pour arriver à St Vaast. Nous flânons un peu pour aller au bout d’une jetée puis en direction du fort de la Hougue (le tour est interdit aux vélos car dangereux). Le chemin suit alors de très près la côte, tellement près que l’on risque parfois d’être asperger par les vagues qui s’écrasent sur le rivage. On passe même dans des propriétés privées mais le GR est tracé ainsi. Parfois il faut cependant s’éloigner du rivage, soit parce que les propriétaires n’ont pas donné l’autorisation de passage soit parce que le passage sur la plage ne serait pas assez roulant. Après Morsalines, le sentier devient piste et on rejoint ainsi rapidement Quinéville. Nous y faisons notre pause pique-nique avec les sandwichs, préparés dans la matinée, bien à l’abri du vent dominant. Là, nous faisons le choix de continuer à suivre le littoral et de quitter le GR qui fait une longue boucle à l’intérieur des terres. Il nous faut tout de même batailler contre un fort vent de face. La route nous mène ainsi jusqu’à l’immense plage de Utah Beach où plusieurs monuments ou restes d’engins militaires ont été érigés. L’arrivée sur Carentan par des petites routes de campagne aura raison des dernières forces de Didier. Je lui propose, en clin d’œil, de stopper aux Pompes funèbres de Carentan, puis à l’hôpital devant lesquels nous passons. Finalement, Didier et Francis stopperont cette partie avec moi devant l’église de Carentan. Guillaume et la femme de Francis viendront les chercher peu après. Je quitte donc ces 2 bons compagnons de route pour continuer tout seul pour la quinzaine de kilomètre qui doit me rester pour rejoindre mon point d’étape. Après un rapide tour dans Carentan, je retrouve le GR qui me guide le long du canal de Carentan à la mer. Les herbes sont parfois hautes et la trace à peine visible mais j’arrive à avancer. Les chemins à vaches sont ensuite nettement moins rigolos car pas mal défoncés. Stéphane me téléphone pour confirmer notre rendez-vous d’après-demain. J’arrive bien fatigué à l’hôtel de l’Aire de la Baie, en fait très proche de Carentan. Le vélo est rangé dans un garage et je profite d’une chambre avec 2 lits car il était trop tard pour changer ma réservation suite au désistement d’un copain du club. L’hôtel fait heureusement aussi restaurant car je n’aurais pas eu beaucoup de courage de reprendre le vélo sur 6km pour aller manger à Carentan.

Données de l’étape : 78km, 5 :00 de vélo, 29.9km/h maxi, moyenne 15.6km/h, 1538 calories, 113g de gras, 679 de D+, 679 de D-, 27m maxi

 

Les Veys – Arromanches (10/05/2013) (3/5) :

 

Après un solide petit-déjeuner au buffet de l’hôtel (j’en profite même pour me faire 2 petits sandwichs pour le midi), je reprends le vélo vers 9h. Le temps est toujours incertain mais il ne pleut pas. Direction Isigny après m’être égaré un peu. Le village possède un petit port bien qu’il ne soit pas tout près de la mer. J’avais lu sur le guide vert que la famille Disney était originaire d’Isisgny , leur nom étant une déformation du nom de la ville. Après l’immense fabrique de beurre et crème d’Isigny, on retrouve un bord de mer pas très joli entre bunkers, enrochements pour protéger de l’érosion. Il semble que des travaux soient menés pour améliorer tout cela. Mais la mer marron et houleuse ne pourra pas être changée. Je roule sur des coquillages et des chemins défoncés. Ma progression est donc lente vers le port de Grandcamp-Maisy, un vrai petit port de pêche avec tous ces commerces liés à la mer entourant la halle aux poissons. La suite du chemin n’est pas adaptée aux vélos. On passe sur une plage pleine de rochers et pour s’en échapper il faut monter un escalier très pentu. Portage du vélo obligatoire. Je retrouve alors la route et tente de voir si du Pont du Hable, il est possible de rejoindre la pointe du Hoc. Le chemin côtier est malheureusement interdit car dangereux à cause de l’effondrement de la falaise. Je rebrousse donc chemin et suis strictement le GR qui s’enfonce dans les terres. Passage par quelques vieux villages. Sur une portion, le chemin est bizarrement absolument pas entretenu. Il est envahi par les herbes, les ronces et des arbres tombés. Je dois passer par un champ pour éviter d’être griffé de partout. Retour en bord de mer pour arriver à Omaha Beach. Je laisse le GR de côté pour suivre la côte jusqu’au monument aux Braves, belle statue symbolique plantée dans le sable de cette immense plage. Je fais ma pause pique-nique un peu plus loin à l’abri du vent. Il faut ensuite monter pour arriver au cimetière américain, impressionnant lieu de souvenir et d’hommage à tous les soldats. J’accroche le vélo avec le cadenas que j’avais prévu. Le parc abritant ces milliers de tombes est superbement entretenu. L’alignement de ces croix, chrétiennes ou juives, en marbre de carrare est d’une perfection superbe. Même les soldats inconnus ont le droit à une croix. Un immense mausolée rappel les mouvements de troupe pour la libération de l’Europe. 3 cartes montrent le recul de l’emprise germanique sur l’Europe.

Je quitte ce lieu auquel j’aurai pu consacrer plus de temps (musée à voir, descente à pied vers la plage à faire) pour descendre dans la valleuse des Moulins où se trouve un centre de vacances qui doit être bien agréable pour pratiquer des sports de plage (char à voile, …). On remonte ensuite sur le plateau par un beau petit chemin assez raide au début. Après une longue portion de pistes à travers champs, on arrive sur les hauteurs de Port en Bessin, joli petit port où je m’achète un gâteau dans une boulangerie pour reprendre des forces. Je dois aussi réparer une crevaison lente car mes simples regonflages ne suffisent plus depuis un moment. La fin de l’étape se fait à travers les champs fleuris de colza. Heureusement que j’ai toujours le vent dans le dos car après 70km, je pense que je serais à bout de force s’il était du côté opposé. A l’approche d’Arromanches, je décide de braver l’interdit du chemin côtier qui est tout de même praticable. La vision des restes du port artificiel monté en seulement 15 jours est impressionnante. Je fini en roulant sur la plage pour voir un de ces caissons échoué non loin de la ville. Autour du musée sont exposés un char, une barge de débarquement et une partie d’un pont flottant. Je trouve facilement l’hôtel « L’idéal de Mounbatten », un 3*. Mon vélo est rangé dans un garage. Je n’ai malheureusement pas pu changer ma réservation de chambre. Nous devions être 3 au départ mais 2 de mes copains de clubs ont dû annuler leur participation. Je me dépêche de prendre ma douche et de me changer car je souhaite aller à la dernière séance de 17h40 du cinéma à 360° situé sur les hauteurs de la ville. Des images d’époques montrent le débarquement et les 100 jours de cette bataille de Normandie mais je suis un peu déçu par le peu d’informations chiffrées et datées. Je dîne le soir même dans un restaurant du centre-ville.

Données de l’étape : 79.7km, 5 :01 de vélo, 45km/h maxi, moyenne 15.8km/h, 1770 calories, 143g de gras, 691 de D+, 691 de D-, 75m maxi

 

Arromanches – Dives sur Mer (11/05/2013) (4/5) :

 

Après une bonne nuit et un bon petit-déjeuner avant l’heure, je retrouve Stéphane devant l’hôtel venu spécialement pour m’accompagner une bonne partie de la journée. Après un rapide coup d’œil sur la plage et l’extérieur du musée d’Arromanches, nous grimpons, à froid, par la route jusqu’au point de vue situé à côté du cinéma à 360°. Le temps est toujours le même : assez frais, un peu gris et vent dans le dos. Une belle averse durant la nuit aura détrempé quelques chemins. Redescente sur la Fontaine St Côme et ses nombreux bungalows. Le GR s’enfonce ensuite à l’intérieur des terres jusqu’à Bénouville. Nous ne savons pas pourquoi il ne suit pas le littoral mais connaissant les GR je pense qu’il devrait passer malgré tout par de beaux coins. On peut en douter au début car nous traversons des champs immenses heureusement sur d’assez bonnes pistes. 1er site sympa sur ce tracé le prieuré St Gabriel qui héberge une école d’horticulture qui fait ce jour-là sa journée portes ouvertes. Les jardins du prieuré sont superbement fleuris. Quelques kilomètres plus loin, en contre bas d’une forêt, l’immense château de Manneville semble bien déserté. On passe ensuite à travers de vieux villages avec des fermes datant surement de plusieurs centaines d’années. On doit affronter un peu de dénivelé passant du plateau aux vallées de petites rivières comme le Vey qui traverse Fontaine-Henry, un beau petit village entouré de carrières souterraines. Nous entrons dans une première qui semble immense mais complètement abandonnée. La suivante est plus aménagée. Un panneau indique un stand de tir mais un autre est écrit en allemand. Nous voilà intrigués et je décide d’aller voir. Les allées souterraines sont éclairées par des néons et une fumée blanche commence à les envahir. L’allée fait bien 150m. Nous tombons sur une personne en train de faire un barbecue. Il nous explique qu’il s’agit d’un stand de tir pour une amicale d’anciens parachutistes militaires. L’accueil est sympathique alors que l’on pouvait s’attendre à se faire engueuler. Quel lieu étonnant ! Plus loin, après être passé au-dessus d’une 2x2 voies, nous arrivons dans Matthieu, petite ville de la banlieue de Caen. Nous mangeons un sandwich dans un bar avant de reprendre notre route. Je loupe un changement de direction qui devait nous mener à Bénouville et nous nous retrouvons ainsi sans trop le savoir à Lion sur Mer. Ce n’est pas grave. Cela nous permettra de voir la dernière plage de débarquement, nommée Sword Beach. Belle plage et nombreuses maisons de front de mer imposantes mais très peu de monde avec ce temps frisquet. Une piste cyclable nous mène jusqu’à Ouistreham et son débarcadère des ferrys allant et venant en Angleterre. Stéphane me quitte ici. Il doit rentrer par la route jusqu’à Arromanches pour retrouver sa voiture et s’apprête à devoir batailler contre un vent de face sur plus de 35km. Je continue par la piste qui longe le canal de Caen à la Mer. J’ai moi aussi le vent de face mais heureusement j’arrive rapidement au Pegasus Bridge où je devrais changer de direction. Encore un lieu de mémoire important de la 2ème guerre mondiale. Une plaque sur le café Gondrée indique que cette maison a été la première à être libérée. Juste après le pont se trouve un musée en partie en plein air. On peut y un planeur depuis l’extérieur. On longe ensuite l’Orne en direction de la mer. Le chemin approche ensuite l’estuaire de l’Orne et ses marécages. J’y fais une courte sieste pour ne pas arriver trop tôt à Dives où je ne suis pas attendu avant 17h. Je passe ensuite par la batterie de Merville, transformée en musée. L’arrivée sur Cabourg se fait à travers de marécages. On se croirait en Camargue. On arrive ainsi dans la très bourgeoise et très fréquentées ville de Cabourg. La disposition des rues est étonnante. Elles sont concentriques au casino qui donne sur la mer. Beaucoup de monde en bord de mer. Je rejoins ensuite Dives sur Mer par la route. Le centre-ville ne donne pourtant pas sur la mer. La ville est très différente de sa voisine Cabourg : Un joli petit centre-ville avec une belle église, une abbatiale et des halles couvertes très anciennes. Dominique et Bertrand, membres de Warmshowers ne sont pas encore rentrés chez eux. J’en profite pour me payer un petit goûter dans une boulangerie. 20mn après, Dominique et Bertrand sont rentrés chez eux. Bertrand me propose un coup de jet d’eau dans la rue pour mon VTT qui en a bien besoin. Je peux alors laisser mon vélo auprès de leurs 2 vélos couchés. Leur maison qui semble être une classique petite maison de ville est en fait très grande, grâce à une extension récente faite entre la maison et une annexe. J’aime beaucoup leur décoration très colorée. Nous faisons connaissance autour d’un thé. Ils sont tous les 2 professeurs en lycée à Caen, pratiquent le vélotaf (66km par jour) et ont déjà fait quelques beaux voyages en vélo (Prague, des AR sur Paris,…). Leurs 5 enfants ont quittés la maison depuis quelques temps. Je suis leur premier invité Warmshowers mais ils en ont déjà eu avec le CCI. Ils hébergent aussi depuis 3 jours, une allemande, Eva, participante au jumelage entre la ville d’Obercochen et de Dives. Ils ont d’ailleurs prévu d’aller le soir même au repas organisé dans une centre scolaire par la ville pour fêter la fin de ses 3 jours d’échanges. Je suis sympathiquement invité à me joindre à eux. Ambiance sympathique de cette soirée. Je raconte que je trouve super le fait, après avoir passé 2 jours le long des plages du débarquement, de voir que l’amitié franco-allemande fait table rase de ce passé de guerre et de haine et que les peuples sont faits pour s’entendre et s’apprécier et nous se haïr. Mon voisin de table, un natif de de Dives âgé de 85ans me raconte ses souvenirs de la libération de la Normandie et de la longue marche qu’il avait dû faire avec les autres habitants de la ville jusque dans l’Eure où ils avaient été accueilli par d’autres habitants pendant quelques mois. Il avait ensuite travaillé au chiffrage des dommages de guerre auprès des assurances. Le buffet d’entrées (crudités, charcuterie, salade piémontaise), celui de desserts (Teurgoule, flans aux œufs, tarte aux pommes) et le plat principal (jambon à l’os aux champignons avec ses accompagnements) me rassasient plus qu’il n’en faut. Nous rentrons nous coucher sous une pluie fine.

Données de l’étape : 88.5km, 5 :40 de vélo, 32km/h maxi, moyenne 15.8km/h, 1807 calories, 146g de gras, 702 de D+, 702 de D-, 74m maxi

 

Dives sur Mer – Le Havre (12/05/13) (5/5) :

 

Après un bon petit-déjeuner avec Dominique, Bertrand et Eva, je repars à 9h pour cette dernière étape sous un beau soleil mais un air toujours aussi frisquet. Le vent est toujours présent et il m’aidera encore bien. Je rejoins le port de Dives par la route puis la très chic Houlgate qui se réveille. Après quelques photos de jolies maisons, une dure montée m’attend. D’abord sur la route puis ensuite par des escaliers menant à une table d’orientation. On suit ensuite la corniche des Vaches Noires mais il n’y a quasiment pas de points de vue sur la mer. Descente par la route sur Villers sur Mer. Je quitte un petit moment le GR pour le retrouver ensuite du côté du marais de Villers qu’on longe de même que ceux de Blonville. Une longue montée sur route puis sur chemin m’attend ensuite pour grimper en haut du Mont Canisy avec ses nombreux restes d’anciennes batteries militaires. Belle vue sur Benerville sur Mer et sur Deauville au loin. On arrive à Deauville en passant par les belles propriétés qui surplombent la ville. Arrivée plein gaz en centre-ville que je connais déjà bien mais j’en fais le tour pour les quelques photos classiques que je veux faire : Le casino, les planches avec les cabines de bains au nom de célèbres acteurs, les parasols. A Trouville, pas facile de trouver le début de la montée de la butte de Fréville. La pente est ultra raide mais j’arrive à la monter sur le vélo. Alternance de petits chemins boueux et de petites routes pour descendre sur Villerville où je fais ma pause pique-nique profitant d’un petit supermarché ouvert même le dimanche pour faire mes achats. Je le mange sur la place du village profitant des frais rayons de soleil. On remonte ensuite sur le plateau par une route pour rejoindre plus loin Pennedepie. Une autre dure montée m’attend ensuite. Petit plateau et grand pignon sont bien utiles. On entre ainsi dans le bois du Breuil. Je loupe le GR qui tournait à droite et continu le tour de ce joli bois que l’on quitte ensuite pour arriver sur les hauteurs de Honfleur et notamment à Notre Dame de la Grace avec un beau point de vue sur tous l’estuaire et sur un bout du pont de Normandie. Un peu plus loin on a la vue sur Honfleur et courte descente en épingles à cheveu sur un chemin bitumé nous amène directement sur la place de l’église. Beaucoup de monde comme d’habitude dans les rues d’Honfleur que je quitte après quelques photos du port. Ce raid se termine d’une certaine manière ici car le reste à faire pour rejoindre Le Havre n’est pas une partie de plaisir. Je profite d’un centre de lavage de voitures pour enlever le gros de la boue de mon VTT. Je rejoins ensuite le pont de Normandie par la 2x2 voies mais je dois faire demi-tour car l’accès des voitures n’est pas autorisé aux vélos. Au 1er rond-point, il faut suivre l’indication d’accès pour les vélos et les piétons. On rejoint ainsi tranquillement le pont et sa piste cyclable, étroite, proche d’un fort trafic et sur une montée raide. Ouf de soulagement en arrivant au sommet et roue libre jusqu’en bas. Je me plante en prenant la voie pour les piétons qui donne sur un escalier. Il me faut donc descendre à travers tout pour rejoindre la route. On quitte ensuite les flots des voitures pour retrouver une piste cyclable en mauvais état qui rejoint le port industriel du Havre à travers un No man’s land interminable avec du vent de face. La fin est longue. J’estime que je n’aurai pas le temps de prendre le train de 16h13 et prend donc mon temps, le suivant étant à 17h. J’arrive vers 16h20 à la gare, bien fourbu par cette dure journée de plus de 80km et de 1200m de dénivelé.

Données de l’étape : 78.9km, 5 :39 de vélo, 47.2km/h maxi, moyenne 14km/h, 1786 calories, 135g de gras, 1108 de D+, 1108 de D-, 129m maxi

Données des 5 jours : 370km, 24 :43 de vélo, 7955 calories, 596g de gras, 3886 de D+, 3886 de D-, 148m maxi