Vernon - Le Havre en VTT

 

15/08/2014 :

 

Rdv est pris à la gare de Vernon, un peu après 9h avec mon copain Cyrille pour ce raid de 3 jours que j’ai imaginé à partir d’une trace déjà existante allant de Pontoise jusqu’à Deauville et de ma trace entre Deauville et le Havre. J’attends Cyrille bien à l’abri dans la gare car il pleut. La météo est assez mitigée pour les 3 jours à venir mais j’aimerai bien ne pas à avoir à partir sous la pluie. Lorsqu’il arrive et que nous nous mettons en route, la pluie cesse. Nous traversons Vernon pour rejoindre le bord de Seine que nous allons longer pendant quelques kilomètres sur une piste allant dans la direction opposée à notre sens de ce périple. Mais ce n’est que pour rejoindre le GR26 qui monte longuement mais par une pente douce au sommet du plateau. Tout petit passage dans les Yvelines pour ensuite vite rentrer de nouveau dans l’Eure.  Là, nous découvrons que notre difficulté du jour sera d’affronter un vent de face, qui sera assez usant sur les pistes traversant les grands champs dégagés. Je me trompe parfois de chemins mais on retrouve en général vite la bonne trace. Notamment au village des Métréaux où intrigués par un panneau annonçant un cimetière d’animaux, que nous n’avons finalement pas trouvé, nous quittons notre trace. De même, après le hameau de la Cailleterie entièrement dédié à l’élevage de bovins et à la production de fromages, nous avons du mal à trouver le sentier descendant. Il nous faudra couper à travers champs et passer sous des barbelés. Le village de Cocherel est à cheval sur une belle portion de la rivière Eure. Aristide Briand y est enterré, je ne sais trop pour quelle raison puisqu’il n’était ni natif ni décédé ici. Après un bout de plaine, grosse remontée vers le bois de la Ronce puis redescente aussitôt sur Les Vallois  et nouvelle remontée sur la plateau. Nous pique-niquons à l’Aviron, profitant de quelques rayons de soleil, au bord d’une mare. Nous sommes non loin d’Evreux. Après quelques jolis passages en sous –bois mais aussi pas mal d’autres difficiles en pleine campagne, nous arrivons au Neubourg. Il est temps de faire une petite pause à un bar sur la place centrale de cette petite ville bien calme en ce 15 Août. Nous continuons ensuite la traversée de cet immense plateau du Neubourg , toujours vent de face, en espérant arriver enfin au bord du plateau et pouvoir descendre dans la vallée de la Risle. Par une pente raide bitumée, nous arrivons à Beaumont le Roger avec sa belle église et les ruines du Prieuré de la Trinité. Nous restons ensuite dans le fond de la vallée pour rejoindre Nassandres, lieu de notre 1ère étape. Nous roulons l’un derrière l’autre, en prenant des relais pour gagner un peu en vitesse. A Nassandres, il semble se confirmer que les quelques restaurants présents sont fermés ce jour. Il nous reste une petite côte pour rejoindre l’hôtel des Terrasses, situé au milieu d’une épingle à cheveu, avec une belle vue sur la vallée. Extérieurement, il ne ressemble pas trop à un hôtel mais la patronne qui nous attend sur le perron nous confirme que nous sommes bien arrivés.  La chambre est petite, simple, avec 2 lits. Elle sera amplement suffisante pour nous car après cette étape de 100km, nous sommes bien crevés. Mais après une bonne douche et une petite lessive, il va nous rester 14km aller et retour pour aller manger dans une crêperie de Brionne. Nous rentrons juste avant la nuit

 

 

 

16/08/2014 :

 

Le petit- déjeuner est copieux. Nous étions quasiment les seuls cette nuit. Les vélos sont restés à l’intérieur dans un couloir.  En étudiant un peu la carte, j’ai changé un peu notre parcours : Retrouver rapidement le GR26 même si cela nous fait éviter Serquigny, éviter la boucle à la sortie de Bernay, puis faire un petit détour pour aller visiter Lisieux. Cela ne devrait pas trop rallonger cette étape prévue initialement pour faire 85km. Jusqu’à Bernay, les chemins sont agréables bien que boueux. On arrive à Bernay par ses hauteurs avec une belle vue sur cette ville, avec ses abbatiale et autre basilique et cette maison d’André Perrée dite « La Maison Paquebot » qui dénote un peu des autres maisons avec son style après-guerre.  C’est le jour du marché et il y a foule. Il est encore tôt mais nous y faisons nos achats pour notre pique-nique. Sympa, un marchand de légumes nous offre nos tomates et fruits. Achat ensuite de bon sandwich dans une boulangerie. Nous continuons ensuite notre visite de cette jolie petite ville que je ne connaissais pas. Nous mangerons notre pique-nique à Moyaux suivi d’un pot sur la terrasse d’un bar. On aurait aussi bien pu faire nos achats dans cette ville. Les chemins ont été éprouvants avec toujours pas mal de boue. Et ce sera pas mieux en approchant de Lisieux avec des pentes qui se font de plus en plus raides. Cyrille arrive à tout monter sur le vélo alors que je dois souvent poser pied à terre. C’est tout crotté et fatigué que nous arrivons à Lisieux, devant l’immense basilique Ste Thérèse. On accroche les vélos pour voir l’intérieur de cette basilique très moderne parce que très récente. Je me renseigne sur Ste Thérèse de Lisieux sur Wikipédia. Ce n’est qu’après son décès et d’après ses écrits qu’elle est devenue connue et d’une influence telle sur la religion chrétienne qu’elle en sera canonisée en 1925.  Le reste de Lisieux est sans grand intérêt.  L’arrivée sur Pont l’Evêque sera très costaud avec plusieurs grimpettes bien pentues. C’est bien crevé que nous arrivons à l’hôtel de France, en plein centre-ville. J’avais bien fait de réserver car il est complet. Les vélos sont accrochés dans l’arrière cours du voisin traiteur. Nous sommes moyennement rassurés car le champ d’à côté est plein de gens du voyage mais la patronne nous rassure en nous disant qu’ils se tiennent très bien. Petite promenade dans les rues de Pont l’Evêque, traversée par un peu trop de voitures à mon goût. Nous repérons plusieurs restaurants mais au moment de choisir, on nous refuse par 2 fois l’entrée, faute d’avoir réservé. C’est un peu frustrant car à 19h30, ils sont encore assez vides. Finalement nous dinerons en terrasse à l’auberge de la Touques. Très bon repas, quasi gastronomique arrosé d’une bonne bouteille de Chablis pour accompagner le poisson du jour.

 

 

17/08/2014 :

Après le pdj à l’hôtel, nous partons pour cette dernière étape. Le temps est gris et frais. Le premier chemin est galère car envahie par les ronces. Je me fais pas mal lacérer alors que Cyrille choisit plus intelligemment de passer par les champs d’à côté. On passe ensuite dans un beau secteur de haras, non loin de Beaumont en Auge. Belle vue sur la vallée de la Touques depuis le joli village. Direction ensuite le Mont Canisy que l’on gravit par une route. Mais pour la redescente, je choisis le seul sentier qui arrive directement aux portes de Deauville, au pied de l’hippodrome pour être précis. Nous rejoignons directement la plage. Cyrille tient beaucoup à rouler sur le sable dur de la plage. On rejoint ensuite les fameuses planches mais il nous faudra descendre de vélo pour les parcourir. Petit tour ensuite dans les rues ultra chics de Deauville. On se croirait dans les quartiers chics de Paris. Passage ensuite à Trouville pour attaquer une grosse montée bien raide et longue. Le sentier n’est pas facile pour rejoindre Villerville : Chemins boueux ou rocailleux, montées et descentes raides. Notre seule solution de restauration à Villerville est le SuperU ouvert même le Dimanche. Nous y faisons nos emplettes pour notre pique-nique que nous mangerons  protégés des gouttes qui commencent à tomber. De par mon expérience de mon dernier passage ici, je calcule que nous devrions pouvoir arriver au Havre  à temps pour prendre le train de 16h11. Mais il nous reste quelques belles côtes. Au terme de ces 3 jours, nous sommes bien fatigués : mal au fesse pour tous les deux, aux genoux pour moi et cuisses bien endolories. Nous essuyons nos premières averses en arrivant sur Honfleur. Beaucoup de monde malgré tout autour du port dont nous faisons le tour. Nous rejoignons le Pont de Normandie avec pour une première fois le vent dans le dos. La montée n’est pas facile avec le vent désormais de travers. Il faut faire gaffe aux embardées que l’on pourrait faire soit vers les voitures soit vers le trottoir des piétons. De l’autre côté du pont, c’est une ligne droite interminable, vent de face qui nous attend. Nous roulons l’un derrière l’autre à tour de rôle. L’arrivée sur le Havre se fait par des coins du port pas très chouettes. 2 kms avant d’arriver, Cyrille casse la structure de sa selle. Il ne peut plus s’assoir dessus. Heureusement que cela lui arrive si proche de l’arrivée. Cela aurait été bien plus embêtant  si cela était arrivé bien avant. Nous arrivons un peu avant 16h donc juste ce qu’il faut pour prendre notre train de retour.

 

Pour conclure, ce fut un beau parcours à travers la Normandie typique. Un périple très costaud de par  le kilométrage  (114kms, 94kms et enfin 75kms) mais aussi le vent de face, les chemins bien boueux et les pentes bien raides à proximité de la côte. C’était bien sympa de partager ce parcours avec Cyrille qui partage ma même conception de la pratique du VTT (efforts physique, sensations et découverte)