Tour du Luberon à VTT

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Vidéo (12.5mn)

Sélection de photos:

Compte rendu:

 

30/10/17: Coustellet- Coustellet (boucle)

 

 

 

Je pars de Rouen à 4h10 en voiture pour être à l’heure au rendez-vous de 13h au Coustellet. Je prends 2 covoiturés trouvés sur BlablaCar, une dame entre Rouen et Bollène et un jeune entre Anthony et Miramas.

 

J’arrive 15mn avant l’heure mais il me faut vite préparer le vélo et me mettre en tenue car tous les autres membres du groupe sont déjà prêts. On est installé au Relais du Luberon, un hôtel 2 étoiles pour cette première nuit. Samuel sera notre guide pour ces 6 jours de VTT. Nous sommes un petit groupe de 8 individuels sauf 2 suisses qui se connaissent. 7 mecs et une femme. Tout le monde est équipé en VTT typés enduro ou All Mountain.

 

La balade commence doucement par une piste cyclable puis par des petits chemins jusqu’à Fontaine de Vaucluse que l’on verra à peine. Grosse et longue montée ensuite pour aller sur les hauteurs et avoir une belle vue sur les dentelles de Montmiral et le Ventoux. Il fait beau, le mistral est présent mais pas trop fort heureusement. Nous n’avons pas trop le temps de faire des pauses car nous venons de passer à l’heure d’hiver et qu’il doit donc commencer à faire nuit vers 17h30. Autant la montée sera faite plutôt sur des pistes, autant à la descente, nous aurons quelques beaux singles. Je découvre les aptitudes de mon nouveau VTT (Un Spécialized Camber) dont c’est la 2ème sortie. Les roues de 29 pouces le rendent très efficace en montée et très sure en descente. Il sera bien adapté pour cette semaine de roulage sur des chemins bien pierreux. Après 40km et environ 1000m de D+, nous rentrons à l’hôtel où nous aurons le droit à un bon repas copieux après avoir bu un pot dans un bar du village. Je partage ma chambre avec Rijs et Romain

 

 

 

31/10/17: Coustellet – Bonnieux

 

 

 

Fin du Mistral. Il fait frais mais le soleil est bien présent. Nous quittons l’hôtel pour partir en itinérance autour du Luberon. Nous rejoignons Oppède le Vieux par la piste cyclable et des petites routes. Visite rapide de ce village qui a été sauvé de la ruine. On longe ensuite  le flanc nord du Petit Luberon, sur des sentiers et chemins rentrant dans les multiples combes de cette longue

 

dorsale montagneuse. Nous faisons le plein d’eau chez une habitante avant de monter sur les hauteurs du Luberon. Pique-nique au soleil avec une belle vue dégagée vers le sud. On voit peut être pas la mer mais on voit surement l’étang de Berre. La montée continue après. Le groupe est bien homogène et personne n’est vraiment à la traîne. Pour ma part, l’addition de ce vélo neuf et de ma bonne condition physique suite aux 1900km fait en Septembre, font des merveilles. Arrivée au superbe village perché de Bonnieux, construit à flanc de colline. On roule un peu dans ses petites ruelles escarpées avant de prendre un pot puis d’aller chercher notre gîte, situé à 2km de là. Nous sommes logés au rdc d’une villa. Nos bagages sont transportés tous les jours de gîte en gîte par des taxis.  L’accueil de la propriétaire sera sympa. Elle nous apprendra que la région est en pleine sécheresse avec seulement 2 jours de pluie sur les derniers 6 mois. On l’a bien vu affectivement que la végétation, notamment les buis, sont en grand manque d’eau.

 

Distance : env. 50 km. Dénivelée positive : 1200 m

 

 

 

01/11/17: Bonnieux – Cereste

 

 

 

A travers les forêts de chênes verts et les champs de vignes nous découvrons les single tracks typiques du Luberon .A un moment, nous croisons un cochon sauvage et son petit.  Le plateau étant atteint, nous rejoignons les impressionnantes falaises de Buoux. Quelques arrêts permettent d’observer quelques grimpeurs en pleine voie. Nous rejoignons ensuite la vallée encaissée de Buoux pour nous retrouver au pied de cette falaise sculptée et colorée. Une descente vraiment trop caillouteuse nous obligera à descendre parfois du vélo. Je regrette un peu de ne pas avoir laissé le tube de selle télescopique sur mon vélo. Tous les autres ont cela et c’est une bonne chose en descente pour être plus libre de ses mouvements sur le vélo. Montée sur le petit village de pierres de Sivergues, en passant par de typiques maisons construites contre le rocher. Nous y pique-niquons. En alternant petites routes peu fréquentées et pistes larges, nous longeons le Mourre Nègre, plus haut sommet du Luberon (1125 m). Au début de la redescente, je crève des 2 pneus en même temps. Je mets une chambre à air à l’arrière et regonfle juste à l’avant en espérant que le liquide anti-crevaison fera effet. Mais, nouvel arrêt un peu plus loin et il faudra réparer le pneu par une mèche proposée par André. Il ne faut plus perdre trop de temps car le soleil devient rasant. Et c’est juste avant la nuit que nous arriverons à notre gîte situé sur les hauteurs de Céreste. Accueil sympa encore une fois et bon repas pris avec le propriétaire. Le confort est un peu spartiate mais le poêle à bois réchauffera bien le gîte avant la nuit.

 

Distance : env. 65 km. Dénivelée positive : 1950 m

 

 

 

02/11/17: Cereste – Rustrel

 

 

 

Passage à Cereste avec son petit marché avec des stands un peu improbables comme celui de pyjamas en pilou pilou. Comme chaque jour, nous transportons notre pique-nique : un Tupperware avec une salade, un fruit et du saucisson du fromage et du pain acheté au marché ou au commerçant du coin. A travers vignes et vergers nous rejoignons ensuite le Prieuré de Carluc datant du XIVème siècle. Au loin, nous voyons apparaître le village perché de Viens. L’ascension d’une dernière colline provençale nous permet d’atteindre Sainte Croix à Lauze. Cap sur les fameuses gorges d’Oppedette sur lesquelles nous aurons un très beau point de vue.  Le petit détour pour aller sur les bords de ces gorges ne sera pas vraiment roulant. On aurait pu l’éviter mais Samuel ne connait pas le parcours et suit donc une trace au GPS et sur une carte IGN. Il s’en sort bien malgré tout même s’il faut parfois chercher un peu un départ de chemin. Pique-nique sur la place du village de Viens, entouré par des tas de chats. Pot ensuite au village de St Martin de Castillon puis à travers forêts, vignes et champs de lavande. Nous repartons vers un des points forts de notre circuit : le Colorado Provençal. Nous allons goûter aux fameux petits sentiers sur la douce et chaleureuse terre des ocres... Très sympa bien que un peu court. Nous sommes plusieurs à crever dans la descente de ce petit Colorado. Nous logeons juste à côté du château de Rustrel dans un gîte et mangerons dans le château.

 

Distance : env. 45 km. Dénivelée positive : 1200 m

 

 

 

03/11/17: Rustrel – Murs

 

 

 

Nous quittons Rustrel en direction de nouveaux ocres plus secrets. Samuel est un peu perdu mais arrive à nous guidé finalement. Je fais un petit détour dans une ancienne mine d’Ocre, creusée dans la montagne. Nous empruntons ensuite des chemins assez roulant à travers les chênes verts jusqu’à Saint Saturnin d’Apt, village provençal perché, avec sa place typique : fontaine, platanes,

 

Terrasse de bar... Nous sommes désormais dans les Monts du Vaucluse. Longue montée de plus en plus technique jusqu’au col de la Ligne. Nous avons même droit à un portage pas évident.  Au col, des panneaux rappellent qu’il y avait ici le mur de la peste, construit au XVIIIème siècle. Ce mur et son millier de soldats en poste étaient censés protéger le Comtat Venaissin de toute entrée de personne ou marchandises venant de zones contaminées.  Nous arrivons ensuite à notre gîte situé à quelques kilomètres de Murs.

 

Distance : env. 50 km. Dénivelée positive : 1350 m

 

 

 

04/11/17: Murs – Cavaillon

 

 

 

Nous remontons sur les Monts du Vaucluse pour ensuite longer sur les hauteurs la vallée où est blottie l’abbaye de Sénanque. Chouette descente ensuite pour arriver au pied d’habitations de pierre protégées sous une falaise. Nous arrivons du coté de Gordes. Nous ne visiterons pas le village des Bories car nous n’avons pas le temps et pas de cadenas pour les vélos. On approche de Gordes par des petites routes et chemins encadrés par de superbes murs de pierre. On devine derrière de belles demeures de gens riches. La vue sur Gordes est toujours aussi époustouflante. Nous pique-niquerons au pied du château avant de prendre un café un peu plus bas. On quitte ensuite Gordes en descendant par des calades, petits rues empierrées.  On remonte ensuite sur un autre promontoire qui nous offrira de chouettes petits sentiers en zigzag et une belle vue sur Gordes au loin. Encore une dernière descente et on retrouve la piste cyclables qui nous ramène à Coustellet. 

 

C’est l’heure de ranger nos affaires, de prendre un dernier pot et de faire nos adieux. Personnellement, je pars sur Montpellier pour une étape chez ma mère avant de faire la route du retour vers Rouen le lendemain, encore une fois avec 2 covoiturés.