Sud Massif central: De Bordeaux à Lyon, via le Mont Ventoux

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Panoramas photo à 360°

 

Compte rendu thématique

 

Les moments les plus mémorables :  

 

  • L’arrivée sur la vallée de la Dordogne après Sarlat.

  • Les visites de Padirac, Pech Merle, d’Argilan.

  • Les nombreux « Plus beaux villages de France » sur ce tracé.

  • La descente du Tarn sur 12km en kayak.

  • Le côté paisible de suivre toutes ces rivières.

  • Mes visites familiales en début, milieu et fin de périple.

  • De bonnes baignades dans le Tarn ou l’Ardèche

Des regrets ?  

 Pas vraiment. J’aurais pu rester plus longtemps du côté de la Dordogne ou de la vallée de la Vézère. J’aurais bien aimé rencontrer plus d’autres cyclo-voyageurs ou pouvoir faire plus de warmshowers mais il y a assez peu de membres sur ce trajet et de toute façon mes étapes n’étaient pas planifiées à l’avance.

 

Difficultés rencontrées :  

 Rien  de très spécial sauf quelques côtes bien pentues (le triple plateau était le bienvenu), notamment une pour arriver à Rodez à éviter et celle du bivouac du Gournier dans les gorges de l’Ardèche. Le Mistral de face dans la vallée du Rhône. Il est clair à ce niveau qui vaut mieux descendre la vallée que la remonter.

 

Des mésaventures ?

 Aucune coté mécanique. Coté physique, je me suis tordu la cheville en visitant Montpellier le Vieux. Heureusement, mes muscles étaient bien chauds car mis à part un gonflement de ma cheville qui perdurera plusieurs jours, cette petite entorse ne m’a pas gênée pour continuer à pédaler ou marcher. 

 

La surprise de ne trouver aucun logement disponible (ni Warmshowers, ni camping) en arrivant à Millau en plein Natural Games. Mais j’ai pu bivouaquer sans être gêné non loin du centre-ville et d’un camping pendant 2 nuits.

Ma descente et la remontée au bivouac de Gournier sur l’Ardèche. Si j’avais su, je n’y serais pas allé.

  

Quelques impressions générales :  

 - Amusant de voir que dans les villages et villes de Dordogne et du Quercy, que les élus sont honorés par une plaque sur leur maison.

 - Quelle tranquillité de voyager hors saisons ! On croise essentiellement des retraités et des étrangers. Aucune réservation nécessaire.

 - Des prix assez variables suivant les campings : entre 7 et 17€ la nuit pour une personne seule.

 

Rencontres :  

 Assez peu de rencontres lors de ce périple car hors saison les lieux traversés sont assez peu fréquentés mis à part les sites les plus touristiques. Les vacanciers étaient essentiellement des retraités ou des étrangers.

Les croisements d’autres cyclo-voyageurs étaient assez rares en cette période de fin-Juin, début Jullet. J’ai dû en croiser une dizaine. Beaucoup plus ensuite le long de la Via Rhôna mais allant dans mon sens opposé. Dommage que je n’ai pas vu Charles Hedrich qui faisait un tour de France à la rame de 3000m et dont j’ai vu son bateau sur le bord du Rhône.   

 

Animaux :  

  - Vu de belles truites dans les rivières. Entendu les cigales qui se mettent à chanter au-delà de 26°. Quelques moustiques dans les campings en bord de rivière (j’aurais dû prendre du répulsif). Les vautours du côté des gorges du Tarn et de la Jonte.

 

Quelques chiffres:  

  - 1757kms. J’ai donc fait 640kms de plus que le trajet le plus rapide que calcule un GPS pour rejoindre toutes mes étapes.

  - 93h39 de vélo soit une moyenne de 18.8km/h.

  - 19500m de D+ . Moyenne de 1100m / 100km

  - 750 photos et vidéos.

  - 2kg de perdus.

  - 24 jours de vélo.

  - 4 jours de vrai repos à Mollans sur Ouvèze lors de la cousinade.

  - Etape maxi 118km, moyenne 75km.

 

Gastronomie locale: 

  J’aurais pu en profiter plus mais étant seul pour ce périple, l’envie me manquait un peu. J’ai cependant apprécié :

 

 - Un confit de canard à Sarlat.

 - des bonnes pâtisseries à base de noix  en Dordogne.

 - des bons pâtés ou saucisson locaux.

 - de bons fruits, notamment en Provence.

 

 

Compte rendu chronologique:

 

 Un périple en 2 parties : Une transversale de 1250km de Bordeaux au Rhône en 3 semaines qui pourra être prolongée par un grand choix de circuit. Personnellement, j’ai fait  une remontée de  450km en 5 jours  jusqu’à Lyon en faisant quelques écarts par rapport à la Via-Rhôna.

 

18/06/16 : TER entre Rouen et Paris. J’ai bien fait de demandé à l’accueil de la gare de Rouen s’il y avait un ascenseur pour descendre sur les voies car les années précédentes, j’avais trouvé un peu galère d’avoir à descendre par les escaliers. Il existe en effet un monte charge utilisable. A St Lazare, je monte sur le vélo pour rejoindre la gare de Montparnasse en me fiant surtout à mon sens de l’orientation. Dans les rues de Paris et dans la gare, je croise quelques groupes de supporters de l’Euro de football. Je pique-nique dans la gare en attendant mon train. L’espace réservé aux vélos nécessite de replier une banquette pour 4 personnes. Un autre cycliste s’installe. C’est un hollandais qui va faire globalement le même périple que moi mais jusqu’à Genève mais surtout en à peine 1 semaine (150km / jour en moyenne) au lieu de 4 pour moi. Et une semaine plupart, il compte arriver à Vienne. J’ai du mal à comprendre ceux cherchant à faire de longues distances tous les jours. A Bordeaux, je suis mon GPS pour aller chez mon cousin Rémy et sa femme Ellen qui vivent à Canéjan, en limite d’agglomération. Nous faisons une balade pour voir l’environnement de leur maison : vignes, pinèdes, landes et nouveaux quartier en construction. Soirée foot à la télé avec un France- Suisse décevant.

 

19/06/16 : Visite de Bordeaux avec Rémy, Ellen et leur fille. Après avoir parqué la voiture, nous prenons le tram pour aller visiter la toute nouvelle Cité du Vin (Musée, exposition, panorama sur la Garonne et dégustation de vin). J’ai été un peu déçu par le côté multimédia du musée car il y a un peu trop de vidéos et de choses à voir et on passe donc son temps sans apprendre grand-chose. Nous déjeunons au rez de chaussée avant une petite promenade sur les quais puis de prendre la bateau bus pour aller visiter le quartier Darwin, ancienne caserne transformée en lieu de vie, axé sur le bio, le yoga, les sports urbains. Retour à pied au centre ville pour prendre un pot avant de rentrer à la maison.

 

20/06/16  : Bordeaux – Castillon la Bataille (65km, 300m de D+). Petit tour à vélo à travers Bordeaux pour compléter ma visite de la veille. C’est une ville que j’ai finalement bien aimé et dont les quais se sont bien améliorés. Je longe ensuite la Gironde par une piste cyclable puis la piste Roger Lapébie (ancienne voie ferrée) que l’on quitte pour descendre sur la Dordogne. Je double un groupe d’anglais à vélo faisant du tourisme à la fois sportif et gastronomique.  Joli passage dans un tunnel. Je pique-nique en bordure de Dordogne. Je remonte ensuite pour aller visiter St Emilion puis par des petites routes au milieu des vignobles et des châteaux, on rejoint Castillon la Bataille (lieu de la dernière bataille de la guerre de 100 ans), le long de la Dordogne. Nuit au camping municipal « le Pelouse » (pas cher-7€- et wi-fi gratuit). Je fais des courses dans le village. Plusieurs autres cyclo-voyageurs au camping dont un catalan parti d’Amsterdam et rentrant à Barcelone.

 

21/06/16  : Petites routes à travers champs pour rejoindre Bergerac, qui se visite rapidement. J’y pique-nique à l’ombre car il fait chaud aujourd’hui. Puis je longe de plus près la Dordogne avec grimpette au Cingle de Trémolat pour y voir la vue sur un méandre mais un peu trop masquée par des arbres. Nuitée au camping 3 étoiles du port de Limeuil et visite de ce superbe petit village en soirée. 100km et 628m de D+

 

22/06/16  : On longe la Vézère jusqu’aux Eyzies. Je n’ai pas trop apprécié le musée de la Préhistoire car s’adressant trop à des spécialistes. Ou alors il faudrait faire une visite guidée. Et puis, il était impossible de laisser mes bagages à la consigne. Ils voulaient absolument tout ouvrir, même la tente. J’ai donc laissée pour vélo à l’extérieur le temps de la visite mais je me suis dit que si je reçois le même accueil pour tous les sites que je vais vouloir visiter cela va être pénible. J’ai bien aimé le préhisto-parc de Tursac, un peu plus loin. On continue le long de la Vézère pour aller jusqu’à Montignac et visiter Lascaux II  (attention 2km de forte grimpette pour y arriver). Prochainement, il sera compléter par Lascaux III, dans la vallée. Longue montée ensuite en direction de Sarlat mais je m’arrête avant au camping de la Bouquerie, qui fait très village de vacances mais hors saison, il est presque trop calme. La chaleur de la journée et ces quelques grimpettes m’ont bien crevé. 58km et 685m de D+

 

23/06/16  : En faisant un détour on pourrait aller visiter le manoir d’Eyrignac mais je me contente de rejoindre directement Sarlat, superbe petite ville à la gastronomie réputée. J’achète un 2ème cuissard car je me suis rendu compte que j’ai oublié celui de rechange, je ne sais où. Je rejoins ensuite la vallée de la Dordogne et là, on en prend plein les yeux car on est entouré de 3 superbes châteaux (Castelnaud la Chapelle, Marqueyssac, Beynac et Cazenac). Je décide donc de me poser 2 nuits au camping situé à 1km de la Roque-Gageac, pour aller visiter sans les bagages le lendemain la plupart de ces sites. Pour la soirée, je me contente de visiter La Roque-Gageac et de profiter de la piscine et du Wi-Fi du camping « la Plage ». J’aurais pu aussi faire un tour en canoé ou en gabarre. 31.6km et 400m de D+

 

24/06/16  :   Visite sans les bagages du village de Domme, puis du musée château de Castelnaud La chapelle, boucle jusqu’au Château de Milandes ayant appartenu à Joséphine Baker, grosse montée pour rejoindre Castelnaud  puis aller visiter les superbes jardins et le point de vue du château de Marqueyssac. J’ai bien aimé ses jardins avec ses milliers de buis taillés et cette balade pour rejoindre ce panorama qui surplombe le camping et la Roque Gageac un peu plus loin.  Je n’ai pas eu le temps et le courage d’enchaîner avec le château de Beynac et Cazenac. J’ai roulé 36.5km et 680m de D+. Comme les jours précédents, j’arrive à trouver de l’électricité pour recharger l’Iphone et du wifi pour poster quelques photos.

 

25/06/16  : On continue de longer la Dordogne jusqu’à Souillac par des pistes cyclables et petites routes puis on rentre à l’intérieur des terres pour passer par le joli village de Martel, où je pique-nique, puis rejoindre Collonges- La Rouge, qui mérite de s’écarter autant de la Dordogne. Je dors au camping municipal situé à 1km (wifi gratuit). Commerces à Meyssac et visite de Collonge en soirée après l’afflux des touristes. J’assiste à un chouette concert de 2 groupes de blues-jazz dans l’église du village.  73km et 762m de D+.

 

26/06/16  : Etape de transition  pour aller dans le Quercy mais on va passer par quelques villages classés « Plus beaux village de France » comme Beaulieu, Bretenoux, Loubressac, d’Autoire, souvent au prix de quelques belles grimpettes. Je me pose 2 nuits en Warmshowers à Rocamadour gare pour aller faire une boucle le lendemain sans les bagages. Je suis reçu par Bertrand, coiffeur à Gramat qui retape sa maison. Je dois camper dans son jardin mais j’étais au courant avant de venir. BBQ sur la terrasse. Bertrand ne pratique pas le voyage à vélo mais s’est inscrit sur Warmshowers  pour faire des rencontres car il est vrai que le coin est assez isolé.  77km et 1182m de D+

 

27/06/16  : Visite de Rocamadour au petit matin avant l’afflux des touristes (le vélo reste en haut du chemin de croix), puis je pars visiter la grotte de Lacave par de très chouettes petites routes désertes. Lacave est surtout réputée pour de belles concrétions mais le problème est que pour les protéger, il y a beaucoup de grillages les séparant des visiteurs. Je déjeune au restaurant juste à la sortie de la grotte puis pars visiter la grotte de Padirac que j’ai préféré bien que l’on soit dans du tourisme de masse. Si je descends à pied, je ferais la remontée par des ascenseurs car autant faire du vélo ne me fatigue pas trop mais autant les nombreux escaliers de ces grottes me fatiguent énormément. Retour à Rocamadour gare. Autre BBQ et salade, ce qui n’est pas l’idéal pour l’alimentation d’un cycliste. J’ai roulé 64km et 872m de D+

 

 28/06/16 : Je passe par le bas de Rocamadour pour ensuite remonter sur le plateau. Longue étape de 88km et 918m de D+ pour rejoindre Cahors. L’arrivée sur la vallée du Lot par la vallée du Vers est très chouette.  Je me pose quelques kilomètres avant Cahors  au camping municipal de Lamagdelaine où je suis le 1er client de la saison et le seul pour la nuitée. J’osais espérer ne pas avoir à payer puisqu’il n’y avait personne à l’accueil mais finalement une dame viendra m’encaisser un peu plus tard. J’ai donc fait ma boucle pour visiter Cahors sans mes bagages. La visite de la ville  m’a assez peu intéressé mis à part le pont Valendré qui est vraiment superbe. Peut-être aurais-je dû grimper à l’un des points de vue dominant la ville.

 

29/06/16  :   Je longe la vallée du lot pour rejoindre St Cirq Lapopie, élu village préféré des français dans une émission. Il ne correspond pas à l’image que j’en avais mais peut être que je le confondais avec un autre village. On va ensuite longer l’intime vallée du Célé et faire une grimpette pour aller visiter la superbe grotte de Pech-Merle, superbe par ses concrétions et ses peintures rupestres. J’ai pu laisser mes bagages dans la boutique de la grotte. Le nombre de visiteurs y est limité à 700 par jour. La suite de la vallée du Célé est très tranquille. A un moment, je m’arrête devant un musée de l’insolite à flanc de falaise. Au moment où je sors pour faire une photo depuis la route, le propriétaire du lieu, un artiste un peu spécial semble-t-il, commence à m’engueuler de prendre ainsi une photo et appui sur un bouton qui déroule un grand panneau souhaitant la bienvenue aux visiteurs mais précisant que les paparazzis, pilleurs et autres gens comme moi ne sont pas les bienvenus. Dommage de classer aussi vite les gens en 2 catégories et d’être aussi vindicatif auprès de personnes comme moi qui ne font rien d’interdit. Je pars en lui disant qu’il n’a qu’à masquer mieux ses œuvres depuis la route. J’envisageais ensuite de faire un bivouac mais avec un choix de nombreux petits campings dans la vallée, cela n’en vaut pas la peine. Je me pose à St Sulpice après 61km et 360m de D+

 

30/06/16  : On continue de longer le Célé et on arrive par des pistes cyclables à Figeac. Je m’installe au camping municipal et pars visiter la ville et notamment le musée des Ecritures (Champollion était natif de Figeac) sans les bagages. Je suis un peu déçu par ce musée pourtant très bien présenté. Une visite guidée aurait été plus intéressante. La ville est très agréable et j’y passe un bon moment. J’y croise 2 cyclo-touristes faisant une traversée de la France assez rapide. Un des 2 continuera son voyage jusqu’au Vietnam. J’ai roulé à peine 37km et 66m de D+

 

31/06/16  : On longe le Lot par une départementale pas très agréable avec ses camions sur une vingtaine de kilomètres. Cela redevient calme en approchant de Conques qui se mérite par une petite grimpette. Cela reste plat le long du Lot mais à l’approche de Rodez, le dénivelé devient costaud avec passage d’un col et des pentes très rudes à l’approche de la ville. Je suis même obligé de poser pied à terre sur une côte à plus de 20%. Etape fatigante avec 98km et 1192m de D+. J’arrive chez Alain et Claudine de Warmshowers, non sans quelques difficultés à me guider malgré mes 2 GPS. Je suis reçu par Claudine qui n’étant pas disponible pour la soirée, me laisse les clés de la maison. Après une bonne douche, je pars donc me balader à pied en ville et dîner dans une pizzéria.

 

01/07/16  : Le petit déjeuner avec mes hôtes  sera très sympa. Claudine me prépare un pique-nique avec du saucisson et des œufs maisons. On quitte Rodez par une très longue montée régulière pour passer un 1er col à 1029m.On est en pleine campagne. Du lac de Pareloup, il commence à pleuvoir un peu mais cela ne durera pas longtemps. Un peu plus loin,  on commence à apercevoir la vallée du Tarn et le Viaduc de Millau. Je pique-nique au village de Mntjaux. Grosse descente pour rejoindre la vallée puis grosse impression en passant sous le Viaduc avant d’arriver à Millau ou je vais passer 2 nuits afin de faire un tour le lendemain sans les bagages. Des tas de possibilités de campings mais le jour où je suis passé, le 2 Juillet tout était plein à cause d’un grand festival des Sports de Plein Air, « Les Natural Games ». J’ai dû bivouaquer non loin d’un camping. Je profite de l’après-midi pour aller voir ce festival : slack-line et kayak acrobatiques dans l’après-midi et final du contest de sauts VTT  en soirée.  La ville de Millau ne présente pas un grand intérêt mais les alentours, avec ses causses et ses gorges sont superbes. 85km et 1028m de D+

 

02/07/16   : Je longe les gorges de la Dourbie avant de monter par une petite route sur le Causse Noir pour rejoindre la grotte de Dargilan qui mérite cette traversée de ce causse désertique, non seulement pour la visite de la grotte mais aussi pour la superbe vue sur les gorges de la Jonte. Je retraverse le causse pour aller visiter à pied le site de Montpellier le Vieux (prévoir entre 1h30 et 3h de visite) que j’apprécie toujours autant. Mais les chemins sont parfois chaotique et à un moment je me tors un peu la cheville droite. Je crains de m’être fait une légère entorse mais je n’ai pas mal car l’articulation est bien chaude. En soirée, je constaterais un gonflement de ma cheville qui durera plusieurs jours mais qui heureusement ne me gênera pas pour marcher ni pour pédaler. Je redescends ensuite sur Millau par une superbe redescente avec une chouette vue sur la ville et sur le viaduc. 79km et 1210m de D+

 

03/07/16   : Je quitte Millau en longeant le Tarn sur le côté sud, le plus calme au niveau circulation puis m’engage pour quelques kilomètres dans les gorges de la Jonte pour ensuite monter par une minuscule route sur le Causse Méjean. Je fais le plein d’eau à St Pierre des Tripiers car je compte bivouaquer le soir même aux Arcs de St Pierre. Je rejoins le départ de la balade des Corniches de la Jonte et du Tarn. Je fais l’impasse sur les Arcs de St Pierre par manque de temps et parce que l’accès se fait par de la piste. Je pique-nique avant de faire cette randonnée de seulement 6km mais assez exigeante. C’est peut-être la 3ème fois de ma vie que je fais cette rando mais elle est toujours aussi superbe avec notamment ses vases de  Sèvres et de Chine, 2 gros rochers en équilibre au-dessus de la vallée. Je reprends ensuite le vélo pour une superbe descente sur les Vignes où, finalement je vais camper pour 2 nuits au camping Terrados que j’ai trouvé assez moyen (cher 29€ pour 2 nuits, terrain pas très plat, bruit de la cascade, petite piscine, wifi gratuit). 52km et 1028m de D+

 

04/07/16   : Je monte par la côte des Vignes sur le Causse de Sauveterre pour aller au Point Sublime, panorama superbe sur une grande boucle du Tarn, puis descente à La Malène. J’y loue un kayak (20€) pour une descente de 12km jusqu’au Pas de Soucy au Moulin de la Malène. Accueil sympa. Le vélo est parqué dans le moulin mais ils étaient prêts à me le transférer à l’issue de ma descente. Quelques gouttes de pluie alors que je commence ma descente. Pique-nique avant d’entrée dans les Détroits. Chouette descente, pas difficile. J’arrive 2 heures après, pile à l’heure pour rentrer par leur navette. A la Malène, je reprends mon vélo pour rentrer aux Vignes par cette superbe route au pied de ces détroits. 38km et 630m de D+

 

05/07/16   : Longue étape de 102km et 1202m de D+ pour finir de longer le Tarn jusqu’à Florac et faire une traversée rapide des Cévennes. Route très plate et superbe le long du Tarn. On passe par des tas de chouettes petits villages comme St Chély du Tarn ou Ste Enimie. Juste avant Florac, on entame une longue montée assez roulante et ombragée de 20km pour rejoindre le Pont de Montvert. Il fait quand même bien chaud et le goudron à tendance à fondre. Il reste encore quelques kilomètres de montée ensuite pour passer le col de la croix de Berthel à 1088m. Nous sommes désormais dans les Cévennes et le paysage et la végétation ont  bien changé. Je choisi de descendre directement dans la vallée de Luech mais il y avait aussi l’option, peut être meilleure, de passer par la barre des Cévennes. Je stoppe au camping familial de Chamborigaud où l’on peut se baigner dans une superbe vasque de la rivière. Je dors à la belle étoile car j’ai la flemme de monter ma tente.

 

06/07/16   : Journée un peu de transition pour rejoindre les gorges de l’Ardèche. Je passe par des coins tranquilles mais sans grand intérêt dont je n’avais jamais entendu parler. J’arrive à Vallon Pont d’Arc vers midi. Je fais l’impasse sur la visite du site de la Caverne du pont d’Arc mais j’ai peut-être eu tort. Je m’engage ensuite dans les gorges mais la route sera très différente de celles longeant les dernières rivières et gorges. Ici, la route suit la rivière en hauteur, ce qui veut dire de grosses montées en plein cagnard mais les points de vue sont superbes. Je décide de passer la nuit au bivouac du Gournier, ce qui ne fut peut-être pas une bonne idée. D’abord, parce que la descente sur une piste bétonnée est assez extrême (20% de pente moyenne sur 1.2km). Ensuite, parce que l’on est sensé réserver sa place et payer 15€ la nuitée (toilettes, douches, bbq, accès à la rivière). En arrivant vers 15h30 et ne voyant quasiment personne, je pensais être tranquille mais c’était sans compter les 230 kayakistes qui débarquaient un peu plus tard. Il vaut mieux choisir un camping un peu plus loin. En me faisant discret, je me débrouille pour ne pas payer. L’idée d’organiser des points de bivouac pour ceux qui descendent l’Ardèche en canoé est cependant une bonne idée pour limiter la pollution et les dégradations mais 15€, je trouve cela abusé. J’ai fait 85km et 1043m de D+

 

07/07/16   : J’ai bien fait de ne pas dormir à la belle étoile, non seulement à cause de quelques moustiques mais aussi à cause d’une averse au petit matin qui a dû surprendre tous ceux ayant choisi cette façon de dormir.  La remontée sur le plateau comme prévue est extrême. Obliger de la faire à pied et encore c’était parfois limite. Ensuite, on profite d’une route superbe avec de nombreux points de vue (29 au total le long des Gorges) avant de redescendre sur St Martin d’Ardèche. Passage à Pont St Esprit pour rejoindre la vallée du Rhône. De là, de nombreux choix s’offre à vous pour continuer votre voyage :

 

  • Suivre la via rhona vers le nord, lyon ou Genève par exemple

  • Suivre la via rhona vers le sud, Port St Louis du Rhône, le Grau d’Adge ou Sète

  • Aller vers l’Est en Provence pour pourquoi ne pas faire les corniches du Verdon.

  • Rejoindre les Pré-Alpes (Mont Ventoux, le Diois, le Vercors,…)

  • Rejoindre les Alpes et ses grands cols mythiques.

     

 

Personnellement, je me suis limité à aller au pied du Mont Ventoux où j’avais rendez-vous avec une fête familiale puis à une remontée du Rhône pour finir mon périple à Lyon. Je me suis donc arrêté ce jour-là à Mollans sur Ouzève après un pique-nique à Bollène, puis un passage à Suze La Rousse et à Vaison la Romaine  en empruntant les plus petites routes possibles. 90km et 1007m de D+.

 

Du 08 au 12/07/16    à 24 : Chouette fête familiale avec jusqu’à 50 personnes. J’ai bien aimé la balade dans les gorges du Toulourenc où il faut des chaussures qui ne craignent pas l’eau et savoir nager puisque nous avons eu un passage dans une gorge avec plus de 2m d’eau. J’ai bien aimé aussi la visite guidée de la cité médiévale de Vaison la Romaine. Le guide nous a fait découvrir des tas de petits détails de l’histoire très intéressants. J’ai reporté mon départ d’un jour car le temps était bien pluvieux le jour normalement prévu pour reprendre la route.

 

13/07/16   : Je rejoins le Rhône et la Via Rhôna en passant par Nyons et quelques beaux petits villages comme Faucon, Venterol et Rousset les Vignes. Chouettes vues sur des vignobles et des champs de lavande. On traverse plusieurs fois le Rhône par des ponts à faible circulation voir même par une passerelle. La Via Rhôna est un circuit balisé soit sur piste cyclable soit sur petite route qui longe le Rhône entre Genève et la Méditerranée. Passage à Montélimar où je fais plusieurs courses : nourriture, gaz, eau, achat de mon billet de train pour mon retour.  Je bivouaque pour la nuit dans un lieu pas terrible, le lit d’une rivière à sec, mais tranquille. C’est mon étape  la plus longue avec  118km et 1181m de D+.

 

14/07/16   : L’itinéraire pour rejoindre Valence n’est pas d’un grand intérêt. La ville elle-même ne semble pas mériter une longue visite. J’y fais une pause pour mon pique-nique et aussi pour charger mon téléphone car je trouve une prise électrique à l’extérieur d’un magasin fermé. Etant un peu las de la platitude à longer le Rhône, je décide de faire un petit écart pour monter à St Romain de Lerps, où à 680m on profite d’une vue exceptionnelle. La longue montée de 9km mérite cet effort car la vue est superbe. Je ne reste pas trop longtemps au sommet car je suis cerné par plusieurs averses. Je redescends ensuite par des petites routes sur Mauves et Tournon sur Rhône ou je vais passer la nuit au camping, qui est bien car très proche de la ville mais un peu cher (17€ pour 1 ou 2 personnes). J’assiste le soir même au feu d’artifce du 14 Juillet tiré à partir du pont séparant Tournon et Tain l’Ermitage. 92km et 1031m de D+

 

15/07/16   : Encore une fois, pour éviter la platitude de la Via-Rhôna et ne pas arriver trop tôt à Lyon, je décide de faire un écart pour aller découvrir un peu les petites routes de l’Ardèche. Je remonte les gorges du Doux pour monter à Colombier le Vieux puis passer par St Félicien, Vaudevant, Satillieu, St Romain D’Ay et rejoindre le Rhône à Sarras. Je suis sur les routes de l’Ardéchoise, fameuse rando cyclosportive. Les villages sont encore décorés 1 mois après cette épreuve. Je continue ensuite de suivre la Via-Rhôna avec des portions ennuyeuses, très longue et très plates. Avec du Mistral de face, ce n’est pas très amusant. Je passe la nuit à Condrieu, dernier lieu avec camping avant Lyon. En arrivant, j’ai la mauvaise impression que les 2 campings côte à côte sont réservés aux mobil-homes. Mais en fait, 200m plus au nord, une 2ème entrée au camping de l’île des Pécheurs permet de trouver la partie réservée aux tentes. Bar, snack, belle piscine et prix modéré pour ce camping situé juste en bord du Rhône. Le camping et le snack tenu par un Corse me rappellent des souvenirs du tour de l’île fait 2 ans avant. Un resto situé entre les 2 campings sera parfait pour le dîner. 104km et 1281m de D+

 

 16/07/16   : Jusqu’à Givors, on reste sur de la piste cyclable ou des petites routes. Ensuite, la Via-Rhôna n’est plus balisée (les documents décrivant le circuit conseillent de prendre un TER à Givors pour rejoindre Lyon). Mais finalement, je n’ai pas trouvé ces 20kms pour rejoindre Lyon très pénibles.  En restant sur la rive droite on arrive au pied de Fourvière et du vieux Lyon. La grimpette pour monter à Fourvière est très dure mais la vue mérite cet effort. Je passe la nuit chez un cousin qui me conseille de faire un tour en vélo pour visiter rapidement la ville : Rejoindre le musée des Confluence, suivre le bord de Saône le long d’un quartier extrêmement moderne pour rejoindre le centre de Lyon. Rejoindre l’entrée du Tunnel de la Croix Rousse (celui réservé aux vélos et qui offre une expérience en sons et lumières assez unique) pour aller jusqu’au Parc de la Tête d’or, où les vélos sont autorisés. Au total avec cette boucle de 30km, j’ai fait 88km et 636m de D+

 

Retour le lendemain sur Paris en train. Malheureusement, je n’ai pas trouvé de TGV acceptant les vélos. J’ai dû me contenter d’un TER faisant le trajet en 5h au lieu de 2.

 

Conclusion : Je ne peux que fortement conseiller ce périple pour tous ceux qui veulent se régaler à découvrir les merveilles de notre beau pays et de ces belles régions du sud du massif central. Tous les jours offrent de superbes découvertes et de paysages magnifiques, le tout sur des routes les plus tranquilles qu’il soit (je me suis toujours limité à des départementales et au cumulé, j’ai dû avoir une cinquantaine de kilomètres avec un flux de voitures et de camions un peu pénible).  Mon circuit fait 1760km soit 75km en moyenne par jour mais, sans mes petits détours, il ne doit faire que 1500km soit 65km en moyenne par jour. Sur ces 24 jours, j’ai fait 4.5 jours sans les bagages (laissés au camping) ce qui permet de faire des boucles avec fort dénivelé en étant le plus léger possible. Globalement, ce périple est assez plat puisqu’on longe au maximum la Dordogne, le Lot, le Célé, la Vézère, la Dourbie, la Jonte, le Tarn et le Rhône en restant au niveau de l’eau. Ce n’est que les transitions et les escapades touristico-sportives qui vont faire l’essentiel du dénivelé. On trouve des campings presque partout ainsi que des points d’eau et des commerces. Ormis les endroits les plus réputés, la pleine saison semble assez courte, de mi-juillet à mi-Août dans la plupart des lieux. Ce circuit peut être fortement être connoté comme gastronomique car il traverse des régions très riches de ce point de vue : Périgord, Quercy, Causses, Cévennes, Provence.