Les Causses en VTT

Le 8 Mai 2002: La Canourgue - La Malène (voiture)

Moi venant de Montpellier et le groupe venant de La Celle St-Cloud, j’avais fixé un rendez-vous à La Canourgue qui sera donc le départ de notre circuit touristico-sportif à travers les causses du Languedoc (Sauveterre, Méjean, Noir et Larzac). J’arrive à l’heure et dois donc attendre un peu les autres qui ne tarderont pas à arriver. Nous prenons un pot à un café avant de faire un petit tour dans ce joli village. Le temps est au crachin mais il ne fait pas trop froid.

Nous sommes donc 8 au total pour 4 voitures: Michel, Georges, Gilles, Nicolas, moi (Benoit), Xavier, sa femme Soraya qui fera le suivi en voiture et leur fille, Doriane, charmant bout de chou de 13 mois.

Nous reprenons les voitures pour prendre la superbe route qui monte sur le causse du Sauveterre pour plonger ensuite vers Ste-Enimie et les Gorges du Tarn. Le point de vue sur le cirque de Pougnadoire, avant la descente, est magnifique malgré ce crachin qui persiste et durera toute la soirée. Nous longeons ensuite le Tarn jusqu’à La Malène où nous trouvons notre gîte. Il est situé à la sortie du village sur la droite. Il est tenu par le camping situé non loin de la rivière. Le gîte se compose de 2 dortoirs de 8 places et d’un autre de 4 places faisant aussi office de salle à manger. Nous reprenons les voitures pour visiter les gorges jusqu’au Pas de Souci. Arrêt au point de vue sur les gorges. Retour au gîte où j’offre l’apéro en attendant que le groupe de marcheurs de l’UCPA ai fini son repas. Nous nous faisons un barbecue de table avec brochettes, merguez, riz et légumes avant de nous coucher. Nos 2 ronfleurs sont vite repérés.

 

Le 9 Mai : La Malène - La Viale (voiture + VTT)

46 km de VTT.

12,8km/h de moy.

3h35 sur le vélo. Temps total :5h51

Dénivelé : +885m. –815m

Nous prenons la route sinueuse qui monte sur le causse depuis La Malène. Le temps est très gris mais il ne pleut pas. Nous nous garons au premier carrefour et nous préparons à partir en VTT. Le sentier après le village d’Anilhac n’est pas évident mais la montée vers le Mas St-Gély est très régulière. Les chemins sont ensuite très callouiteux et peu roulant à cause de la boue. Le rythme de notre avancée est fortement réduit. Le paysage devient vraiment désertique. Georges casse un rayon puis c’est au tour de Michel d’avoir une crevaison. Je décide de raccourcir le parcours, car le temps défile vite. Nous prenons la route qui va de Nivoliers vers Hures. Le temps s’améliore mais il y a maintenant beaucoup de vent. Nous croisons la réserve des chevaux de Prewalski, une race originaire de Mongolie et qui est en voie d’extinction. Des vautours, réimplantés dans la région depuis quelques années tournoient dans le ciel. Les petits chemins jusqu’à l’Aven Armand sont assez agréables. Soraya n’est pas à notre rendez-vous que nous avions laissé sur le répondeur de son téléphone portable. Il faut dire que les communications passent très mal sur le causse. Nous continuons donc notre circuit pour rentrer au gîte. Les chemins entre Les Hérans, Hyelzas puis au-delà, sont superbes : petits sentiers techniques, vue magnifique. La remontée vers St-Pierre des Tripiers est longue et vraiment pas facile. Nous tirons tous la langue avant d’arriver enfin au gîte. Il est près de 15h et nous n’avons pas encore mangé. Soraya qui n’a pas eu nos derniers messages au téléphone était là il y a 30mn mais est repartie on ne sait où. Pour couronner le tout, il se met à pleuvoir assez fort et le gîte n’ouvrant qu’à partir de 17h, nous nous abritons dans le garage d’un voisin au gîte. Tout finira par s’arranger. La pluie stoppe, le propriétaire du gîte nous ouvre le dortoir avant l’heure et Soraya, qui nous attendait à l’aven Armand, finie par nous rejoindre vers 16h30. Nous grignotons un morceau avant de faire la navette pour récupérer nos voitures. Nous faisons ensuite une rapide balade aux Arches de St-Pierre pour voir ce superbe site fait de colonnes, d’arches et de grottes. Nous n’aurons finalement pas eu assez de temps pour faire aussi la balade de la corniche des gorges de la Jonte.

Le repas à la ferme préparé par le propriétaire du gîte est un régal et est presque trop copieux malgré notre ventre vides : Pâté maison, bouchées au fromage, plat de mouton accompagné de petits pois, fromage de brebis et gâteau au citron. Le tout servi avec un vin des coteaux du Tarn. Le tout pour 13 euros à peine.

Nuit encore perturbée par les ronfleurs.

 

Le 10 Mai : La Viale - Le Coulet (voiture + VTT)

42 km de VTT.

17 km/h de moy.

2h30 sur le vélo. Temps total :4h37

Dénivelé : +425m. –690m

Après un petit-déjeuner fermier, nous chargeons les voitures pour passer maintenant sur le causse Noir. La descente vers Le Rozier est superbe sur cette toute petite route. Arrêt au Rozier pour 2 ou 3 courses. Nous montons ensuite sur le causse Noir pour rejoindre le site de Montpellier le Vieux (entrée 5 euros/personne). Nous faisons à pied le circuit rouge qui serpente à travers cet étonnant site chaotique de rochers noyés sous une forêt surplombant les gorges de la Dourbie. 1h30 plus tard nous rejoignons juste à temps les voitures, car la pluie se met à tomber. Nous reprenons la route pour descendre à Millau et retrouver l’autoroute A75 et prendre ensuite les petites routes qui nous rapprochent de La Couvertoirade. Nous garons les véhicules à 1km du village, pique-niquons et nous préparons pour notre 2ème étape à VTT. Nous faisons tout de suite un tour dans ce superbe village des templiers. Nous prenons ensuite la route qui va vers Le Caylar. Le GR qui relie ces 2 villages n’est, paraît-il , pas très praticable en VTT. La route continue un peu avant d’attaquer notre partie sur les chemins. Les petits soucis mécaniques continuent. Les rayons de la roue arrière de Xavier sont entièrement détendus. Ensuite, c’est Gilles qui crève de l’arrière. Les paysages sont superbes. On est vraiment au coeur du Larzac, en plein désert. Seules quelques bergeries parsèment ces immenses espaces. Chose rare, le Larzac est en fleur. Les pluies des derniers jours ont dû rapidement faire éclore toutes ces fleurs. Le chemin n’est pas toujours facile à suivre. Il n’est pas balisé et il faut une bonne lecture de la carte pour trouver le bon passage. C’est sûrement à cause d’une petite erreur que nous nous retrouvons au coeur d’un élevage de moutons à la Viala. Après un autre petit égarement, nous retrouvons un bon chemin, quoiqu'un peu boueux, qui nous conduira directement vers le cirque de Navacelles. Nous nous amusons à tourner autour d’une lavogne comme si nous étions à un grand prix sur piste.

L’arrivée sur le point de vue du cirque est toujours aussi impressionnante. C’est vraiment un site unique d’une grande beauté. Soraya nous retrouve là pour nous indiquer que le gîte n’est pas exactement à St-Maurice de Navacelles mais 5 kms plus loin, au Coulet, petit hameau quasi-désertique. Nous faisons 5 kilomètres sous la pluie avant d’attaquer une montée puis une longue descente vers le gîte. Ce gîte est une ancienne école. Il se compose d’un dortoir de 12 places, d’une chambre pour 2 personnes et d’une grande salle commune. Les propriétaires nous passent gentiment du pain et du bois qui nous donnera un bon feu pour toute la soirée. Nous buvons des soupes exotiques puis mangeons une bonne plâtrée de pâtes avant de passer une bonne nuit (je me suis mis dans la salle commune pour éviter les ronfleurs !)

 

Le 11 Mai : Le Coulet - St Guilhem le Désert

35,9 km de VTT.

13.4 km/h de moy.

2h40 sur le vélo. Temps total :4h

Dénivelé : + 600m. – 900m (approx.)

Le lever se fait pour une fois un peu plus tard que d’habitude. Nous repartons directement à vélo du gîte, car le GR passe par-là, mais bizarrement il ne correspond pas exactement à la carte. Le chemin monte très régulièrement par une bonne piste avant de changer de coteau et de se transformer en un petit sentier très callouiteux, quasiment impraticable en VTT, qui descend dans la vallée, jusqu’au Mas Aubert. La vue est superbe sur toute la côte méditerranéenne et sur le Pic St-Loup et la falaise de l’Hortus. Il fait un temps superbe grâce à un mistral pas trop violent. Le chemin dans le fond de la vallée est très agréable : à la fois roulant mais aussi technique. Gilles fait une chute sans gravité. Il est vrai qu’il vaut mieux aller un peu trop vite que pas assez sur ce genre de chemin. La montée se fait ensuite sur une bonne piste jusqu’au Cap de la Pousterle. Nous avons ensuite une longue descente avant d’attaque notre dernière montée. Nous sommes aidés par le vent dans le dos et parce que le chemin est cimenté pour éviter son érosion. La longue descente vers St-Jean de Fos est un pur plaisir de VTT sur cette piste facile qui serpente jusqu’en bas. Nous retrouvons Soraya devant l’église du village. Elle a fait les courses nécessaires pour un pique-nique que nous dégusterons sur la place du village qui est en pleins travaux d’embellissement. Les coups de soleil commencent à apparaître pour certains. Nous terminons les 5 derniers kilomètres à vélo, en passant par le fameux pont du diable et en longeant les étroites gorges de l’Hérault. Nous arrivons à St-Guilhem en proie à une invasion de touristes. Nous trouvons rapidement le gîte du Club Alpin Français qui est accolé à l’abbaye. Il y a un local pour les vélos bien pratique au rez-de-chaussée. Notre dortoir est assez rustique mais l’étage commun est pas mal du tout. Je donne quartier libre au groupe pour qu’ils visitent l’abbaye et le musée du village (superbes santons mis en scène dans un décor de la région). Georges, de son côté est parti en vélo faire le tour des caves viticoles du coin (Montpeyroux et Daumas Gaussac). Moi de mon côté, je profite de ce moment pour monter au château d’où la vue est superbe sur le village. Nous faisons ensuite la navette pour récupérer nos voitures. Il nous faudra 2 bonnes heures au total pour cet aller et retour.

Nous dînons tous ensemble dans le seul restaurant encore ouvert le soir, une pizzeria. Le village s’est vidé rapidement de tous ces touristes et retrouve enfin son calme.

 

Le 12 Mai : St Guilhem - Le Salagou et retour vers Paris (voiture + VTT)

29 km de VTT.

14,4 km/h de moy.

2h01 sur le vélo. Temps total : 3h09

Dénivelé : 380m.

Nous plions toutes nos affaires et prenons la route pour notre dernière rando à VTT. Arrivés au parking Nord du Salagou, nous remontons nos vélos. Il fait un temps très agréable : soleil et vent. Nous faisons le tour dans le sens des aiguilles d’une montre, le plus agréable selon moi. La balade commence par les bords du lac avant de monter sur la piste qui surplombe le lac et descend ensuite vers le village de Mas Audran. De là, nous prenons la route qui monte vers le barrage puis vers le parking Sud. Le chemin longe ensuite plus ou moins le bord du lac. C’est toujours très amusant de rouler là. Le sol est dur, rouge et le chemin n’arrête pas de monter et de descendre et demande parfois un peu de technique. Nous croisons un groupe de free-riders à VTT qui s’amusent à tenter des descentes et des sauts assez extrêmes. Notre chemin continue, franchissant la rivière Salagou et remontant vers la route. Les 2 derniers kilomètres sont un pur bonheur de VTT : un petit sentier technique qui serpente, monte et descend jusqu’au retour vers le point de départ.

Je profite de l’attente de Soraya pour me baigner très rapidement dans le lac. Il est temps de prendre maintenant la route du retour vers La Celle St-Cloud. Cette journée, classée rouge, sera riche en bouchons (Lodève, Millau, péage, Rambouillet) et ce n’est finalement qu’à 22h15 que j’arriverai chez moi.

Total de ces 4 jours de VTT :

153 km de VTT.

10h45 sur le vélo. Temps total : 17h40

Dénivelé : + 2290m. – 2785 m