La Vendée Verte (Rando VTT)

La Vendée Verte 2002

Pourtant, cela commençait mal. D’abord réveil avant l’aube, la cour du château de Pouzauges trop petite pour le monde présent, seulement 2 toilettes pour l’ensemble des participants (800) et accompagnateurs masculins et féminins, un petit déjeuner plus que rustique à prendre debout. Et comble de malchance, le camion dans lequel se trouvait nos VTT n’arrivait pas. Aurait-il été piraté avec les dizaines de super vélos tous plus techno les uns que les autres qu’il contenait ? On apprendra plus tard qu’il a eu une panne, et il finira par se pointer quelques minutes avant le départ de la course. La randonnée partira un quart d’heure plus tard, il sera déjà presque 10 heures et demi. 

 

Cela commence par une petite descente permettant de frimer devant la foule de spectateurs admiratifs, et, un peu après, une forte côte, tellement pentue que je décide (il n’y avait plus de spectateurs) de la finir à pied. Et, au fil des descentes et des montées (dénivellés incessants de 150 à 200 mètres), nous voilà admirant le paysage de Vendée par un temps magnifique. Le parcours du samedi est divisé en 3 étapes, Pouzauges – La Chataigneraie, 39 km où le déjeuner est servi (je suis étonné de la qualité relative du repas pour un prix demandé de seulement 4 euros), une liaison de 16 km pour la Largère, puis un départ pour le point final de la journée, Chantonnay distant de 29 km. Premier incident, Nicolas a des problèmes techniques et va réparer chez Jean René Bernaudeau, qui a monté une superbe boutique dans un bled perdu près de La Chataigneraie, chez qui on trouve tout et qui répare tout. Nous profitons du repos de la Largère (le départ de la course était à 16 heures, la rando 15 minutes plus tard) pour rencontrer des VTTistes connus d’autres régions et papoter. Le soleil est toujours présent et l’ombre est recherchée. Finalement nous arriverons (pas tous ensemble, certains roulant moins vite que d’autres) à Chantonnay autour de 19 heures. Là, nous trouvons une longue queue pour le lavage des VTT, seulement 2 jets pour les 800 participants ! Puis longue queue pour le dîner (bon dîner également malgré le prix modique). Alors j’attends car, dans mon dossier il y avait un mot disant que j’avais été choisi pour une modeste récompense qui me serait remise pendant le repas à 20h30. Bien sûr, j’avais préparé dans ma tête ce que je pourrais raconter si on me demandais de m’exprimer. Et bien, non, rien n’est venu, et nous sommes sortis de la salle de restauration pour prendre l’autobus prévu pour nous conduire à nos chambres. Retard du car, attente, et finalement arrivée au gîte d’étape à seulement 22 heures. Nous trouvons un lieu presque neuf et très confortable. 

 

DEUXIEME JOUR :

Réveil matinal le dimanche, lever, ranger, bus (encore en retard), petit dej, etc.. et nous voilà parti pour l’unique grande étape du jour, Chantonnay – La Roche s/Yon - longue de 86 km. Le temps est encore au beau fixe et le restera toute la journée. De nouveaux randonneurs, ne faisant la rando que le dimanche, se sont joints à nous, je rencontrerai d’ailleurs des amis rochelais, et nous sommes maintenant plus de 1100 VTTistes sur le circuit. Mais le début de l’étape se passe mal. Comme toujours, nous sommes en fin de peloton pour le départ. C’est une position plus sympa quand on ne veut pas rouler trop vite. Mais, après les 5 premiers km on trouve un bouchon énorme en haut d’une forêt : il est provoqué par le passage d’un gué sur une rivière très large à cet endroit, le Grand Lay, mais qui est au bout d’un long chemin (peut-être 2 km) à voie unique, en grande descente au départ, puis longeant la rivière, et il faudra faire tout ce chemin au pas, très souvent à l’arrêt, jusqu’au franchissement du gué sur la rivière.

   

Le départ de la 2ème spéciale  Benoît et Stéphane soufflent un peu avant d'aborder la 2ème étape. Dur, dur ...

C’est vrai que le paysage était superbe sous le soleil, mais passer 1 heure et demie pour effectuer ce bout de trajet, en début d’étape, voilà qui ne permettra pas de se reposer quand on sentira une petite fatigue. Ensuite, bien sûr, il n’y aura plus d’attente de ce type, le passage du gué ayant étalé les participants. Les difficultés sont moins importantes que la veille, mais beaucoup plus nombreuses, beaucoup de passages de rivières, de ruisseaux de rus dans des creux de 20 à 50 mètres de grand dénivelé, pas de déjeuner, mais des ravitaillements nombreux (tous les 17 km, bien pourvus). J’ai des ennuis mécaniques avec ma chaîne qui casse, pendant que je répare je vois les quelques vttistes qui étaient derrière moi me dépasser, je crois être un des tout derniers, et j’admire l’organisation qui reste en place pour moi, assurant la sécurité au passage des routes et les ravitaillements. Je suis surpris de me retrouver un groupe de jeunes avec lequel je ferai bien 10 km avant qu’il ne me lâche (passage difficile de ruisseau que je prends mal), et c’est bien fatigué que j’arrive à La Roche s/Yon vers 18 heures. Il est trop tard pour prendre le repas prépayé, le restaurant fermant. Je m’aperçois alors que seuls Benoît et Stéphane M. m’ont précédé. Xavier est resté en arrière avec Guy, qui, souffrant de douleurs, avait besoin d’encouragement pour aller jusqu’au bout. Michel, fatigué, et Nicolas qui a souffert de crampes finiront par la route. Enfin, Stéphane Didierjean, en crise d’hypoglycémie, a terminé dans la voiture balai. Après avoir repris mon souffle, je vais prendre la douche. Il est près de 19 heures. Il faut se dépêcher, car le gardien va fermer. Il a d’ailleurs déjà fermé la salle de douche femme. Et me voilà donc dans la douche collective hommes en compagnie d’une jeune femme qui n’avait d’autre choix que de se doucher là. Après elle, j’en vois venir une autre que je crois reconnaître. Mais bien sûr, c’est la jeune fille qui était dans le groupe de jeunes avec qui j’avais fait route un bon moment ! Et nous voilà, nus comme Adam et Eve(1), conversant tout à fait naturellement ! Les bons moments ont une fin, et je retrouve le groupe s’activant à remplir les voitures pour le retour à la Celle. En bref, une superbe randonnée de deux jours, difficile et exigeante, avec beaucoup de montées et descentes, très bien organisée, un fléchage précis, des bénévoles efficaces et nombreux. Des reproches quand même,et, sans évoquer à nouveau le bouchon du dimanche, j’ai regretté des attentes nombreuses et longues, autobus en retard, camion en panne, queues importantes, réduisant d’autant le temps qui aurait été bien utile pour récupérer.

Participaient à cette randonnée: Benoît, Nicolas, Stéphane Didierjean, Stéphane Montatdat, Michel, Xavier, Guy et Gilbert.