Transvolcanique 2012


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Vendredi14/09:

J'ai posé un jour de congés pour pouvoir être au rendez-vous de14h au local du club des Choucas de la Celle St Cloud. Je pars donc à 12h30 et chez moi et arrive juste à l'heure. Je retrouve Cyrille, Régine, Alexandre, Raphaël, Stéphane, Jean -François et fait la connaissance de Robert et Guillaume. Nous partons avec 3 voitures, celle de Cyrille chargée de 5 vélos à l'intérieur, celles de Robert et de Jean-François chargées de 2 vélos chacune sur porte-vélos. La route se fait sans problème en 4h30 jusqu'à Clermont-Ferrand. On s'installe dans 4 chambres dans l'hôtel 1ère Classe qu'avait réservées Jean-François, le grand organisateur de ce week-end. Heureusement car il est plein, notamment par beaucoup d'autres vététistes venus de loin pour cette 23ème édition de la Transvolcanique. On dînera juste à côté dans un restaurant "La Boucherie". Un bon repas dans une ambiance sympathique.

 

Samedi 15/09:

Petit-déjeuner à 7h. La petite salle de restauration de l'hôtel est vite pleine. On prend des forces car la journée va être longue: 85km et plus de 2200m de dénivelés nous attendent. Quelques kilomètres de voiture pour rejoindre la stade de Blanzat. Ça bouchonne à l’entrée mais l'on est suffisamment à l'avance pour pouvoir nous préparer tranquillement. On prépare les vélos, certains vous retirer nos plaques et cadeaux (sac à chaussures et petite bonbonne d'huile) et déposer nos bagages. Ils sont étiquetés avec nos noms, numéro de plaque et nom de l'hôtel où nous dormirons. On doit aussi porter un bracelet avec ces mêmes informations. 9h. On part un peu en fin de peloton. On a retrouvé Alain et Christine du club, qui ont fait la route de nuit et vont rouler de leur côté. Les 1ers kilomètres se font en monté par de la route puis des pistes. Il y a du monde. Nous sommes 1500 participants. Lorsque le chemin devient plus étroit et technique (vieux chemins muletiers avec murets de part et d'autre du chemin), on tombe dans un bouchon de 20mn environ. En créant des trous entre participants, on arrive à faire les montées sur le vélo. Après cette longue montée de 15 kms, on passe par des chemins très agréables plats ou descendants pour rejoindre Orcine, lieu du 1er ravitaillement. Enormément de monde à ce ravitaillement, bien achalandé avec des produits salés (chips, fromage, bouts de sandwichs), ou sucrées plus des boissons chaudes. Il fait frais et l'on se refroidit en attendant les autres membres du club. On se couvre donc car l'on s'attend à une longue descente sur Chamalière. Je ne vois pas l'intersection entre la partie allégée et la partie normale du tracé. Ce n'est qu'en regardant la trace GPS, qui était disponible quelques jours avant sur le site de la Transvolcanique, que je constate que l'on est sur le tracé allégé (300 de dénivelés positifs en moins mais kilométrage quasi-identique). Comme je suis en forme, je fais demi-tour pour retrouver le tracé normal mais Cyrille m'indique qu'il a été fermé car sinon, nous arriverions trop tard pour la pause déjeuner. Dommage mais c'est vrai qu'il est déjà 11h passée et qu'il nous reste pas mal de bornes à faire. Les vues sont superbes même si le temps est encore couvert. On a bien vu le Puy de Dôme et beaucoup d'autres anciens volcans dont on reconnait la forme de leur cône (Puy des Goules, Pariou, de la Vache, Vichatel, Charmont, Montchal, de la Toupe, Montjuger, Pourcharet) . Les chemins sont bien agréables, en sous-bois ou sur pistes bien dégagées. La sécurité est toujours bien faite à chaque croisement de routes. Des photographes professionnels nous prennent plusieurs fois en photo dans des lieux propices à de bonnes images. J'arrive vers 14h00 à Nébuzat, lieu du déjeuner chaud. Queue énorme devant la salle des sports. J'attends Cyrille puis les autres membres du club. Pas facile de trouver un petit espace libre pour poser nos vélos. On les cadenasse au cas où car on ne pourra pas les surveiller. La queue n'est finalement pas si longue. On est vite servi sur un plateau d'une salade de museau, d'une tranche de bœuf, pommes de terre et carottes, un morceau de fromage local (St Nectaire ou Cantal) et d'une part de tarte. Vin qui pique et eau à volonté. Café pour finir. On arrive à trouver une place pour tous les 9 à table. La chaleur de la salle fait presque du bien car le temps est toujours couvert et frais. Nous repartons vers 15h pour les 30 derniers kilomètres avec au programme une belle dernière montée avant une longue redescente sur le Mont Dore. Je me sens particulièrement en forme après les 2300kms de mon périple de cet été en vélo de route d'Argelès à Vannes en passant par Hendaye. J'avale les faux plats montants sans problème, doublant beaucoup de monde. J'arrive à suivre Cyrille, ce qui est un autre signe de bonne forme. Le soleil commence à faire son apparition vers 16h, nous offrant une belle vue sur le Puy de Dôme, lors du dernier ravitaillement. La dernière montée est assez rude, surtout lorsque l'on voit au loin l'enfilade de ceux devant qui montent le long de cette crête. Pause au col au pied du Puy de Baladou le temps que tous les Choucas se regroupent. On profite d'une superbe belle vue dégagée sur plusieurs volcans comme le Puy de la Croix Morand ou le Puy Corde. La descente sera rapide d'abord par des pistes puis par un chemin parfois boueux ou avec de grosses racines. De petits bouchons se forment aux passages des barrières pour le bétail. On arrive ainsi à la cascade de Queureuilh avant de continuer la descente et d'arriver par la route au Mont Dore. L'arrivée est située juste en face du casino. On peut encore manger et boire un peu avant de rejoindre nos hôtels. Une carte situe la localisation de la vingtaine d'hôtels qui ont été réservés par l'organisation. Certains sont à la Bourboule, 6km plus bas, d'autre au Mont Dore même. Le nôtre, "le Grand Volcan" est situé sur les hauteurs du Mont Dore, au pied des pistes de ski et du puy de Sancy. Nous sommes peu nombreux à y aller en vélo soit près de 4 kms en montée par la route. Les autres prendront une navette menant vélos et personnes à leur hôtel. Le nôtre finalement n'en est pas un. C'est une grande Auberge de Jeunesse mais très bien équipée (bar, salle de jeux, grande et belle salle à manger) avec des chambres corrects, sans plus. Nous sommes répartis dans une chambre de 6, une autre de 3 et une de 2 pour Alain et Christine. Séance d'étirements pour les uns, petite bière pour les autres et bonnes douches pour tout le monde avant de passer à table. Les vélos ont été rangés dans le sous-sol. Le repas sera très bon et copieux: Soupe, salade composée, poulet mariné avec pâtes et pommes de terre, fromages locaux, tarte aux myrtilles. Pas de prolongement de soirée. Nous sommes au lit à 22h.

 

Dimanche 16/09:

Lever à 6h40 et petit-déjeuner copieux tous ensemble. Pendant ce temps, on nous a sorti nos vélos sur le gazon de l'auberge. On se couvre car il fait frais (environ 5°C) et que la descente rapide sur le Mont Dore devrait bien nous refroidir. On part à 8h. Le départ est censé être à 8h30 mais on nous a dit que l'on pouvait partir un peu plus tôt. On retrouve vite beaucoup de monde sur la route puis sur le chemin, en partie identique à celui de la vieille mais cette fois ci en montée. On se réchauffe ainsi vite. La montée est longue mais régulière. Quelques bouchons aux passages de barrières que certains ouvriront pour gagner du temps. Nous faisons un arrêt au bout de cette montée pour nous regrouper un peu et pour profiter de l'ambiance car nous sommes proches d'une route et les accompagnatrices de certains clubs animent cette fin de montée. On quitte ensuite la trace de la vieille pour un sentier peu emprunté et très boueux par endroits (présence de sources). De petits bouchons se créent. Les vélos et nos jambes se salissent vite. Je roule toujours avec Cyrille. Alexandre nous rejoint de temps en temps mais aime bien aussi rouler avec d'autres membres du club. Le paysage est toujours magnifique. Il fait grand beau aujourd'hui et la vue est dégagée sur la pleine de Clermont-Ferrand et sur ce qui doit être les monts du lyonnais, baignés dans une belle brume matinale. A un moment, Cyrille stoppe pour faire une photo. Je continue en roulant pas trop vite mais à un carrefour, je suis d'autres personnes qui vont sur la partie allégée du parcours. Je m'en rends compte avec le GPS et fais donc demi-tour pour reprendre le circuit normal. Les indications étaient vraiment insuffisantes. J'imagine Cyrille devant moi faisant la course pour essayer de me rattraper. J'accélère donc mais sans me mettre dans le rouge et en faisant attention car on attaque des descentes très techniques jusqu'à St Nectaire. Je m'y arrête pour lui téléphoner et lui prévenir que je suis derrière mais je tombe sur son répondeur. Après St Nectaire, une dure montée technique nous attend. J'arrive globalement à tout faire sur le vélo, posant pied sur une seule partie. Il faut que je fasse attention car je sens des débuts de crampes dans les cuisses. Finalement, Cyrille a eu mon message et m'attend. On continue alors ensemble avec un profil très cassant jusqu'à un 2ème ravitaillement. On ne se s'était pas arrêté au 1er. On y retrouve Alexandre faisant aussi le parcours normal alors que les autres sont devant car ils ont choisi le parcours allégé. On roule donc à 3 à vive allure pour les 12 kms qui nous reste jusqu'au déjeuner. Me sentant un peu plus fatigué que la veille, je ne rentre pas dans leur jeu de course sur les 2 derniers kilomètres. On arrive, comme la veille, à la salle des sports de Nébuzat, sans queue cette fois-ci. Il est 12h30. Un parc gardé a été mis en place car la veille, il parait que 2 vélos ont été volés. On se retrouve tous ensemble à table sauf Alain et Christine que l'on n'aura pas vu de la journée. Le déjeuner est encore copieux. Salade de pommes de terre, tajine au poulet, fromage et pomme. Petite sieste sur le terrain de foot avant de repartir. Je fais quelques étirements pour éviter d'éventuelles crampes. On repart par une courte montée avant d'attaquer les 30 derniers kilomètres qui devraient être globalement descendant. On approche ainsi du pied du Puy de Dôme. On se regroupe au dernier ravitaillement avant les dernières petites grimpettes. On se laisse ensuite griser par une longue descente jusqu'à Blanzat. Je suis tout de même prudent car je redoute les chutes dans ces phases d'excitations lorsque l'on approche de l'arrivée, d'autant que les chemins sont parfois piégeux: ornières, gravillons,....Nous arrivons finalement assez tôt à Blanzat: 15h30. On a ainsi le temps de récupérer nos bagages, prendre une douche dans des vestiaires collectifs, ranger nos vélos et nos affaires dans les voitures et déguster la bière offerte par l'organisation. Je m'achète pour 10€ une belle photo de moi prise la veille. Nous prenons la route du retour à 17h et arrivons à La Celle St Cloud à 21h30 après quelques bouchons en arrivant sur Paris. Je suis chez moi à 22h50, fatigué mais content de ce bon week-end sportif où j'ai pu retrouver de bons amis et profiter à fond de ma grande forme.