La Transvolcanique (VTT)

Vendredi 21/09/01 :

Nous sommes tous à l’heure pour le chargement des voitures. Georges se remue les méninges pour faire rentrer les 12 VTT et les 12 bonhommes dans les 5 voitures. Christine n’a pas pu venir et Marcel nous rejoindra au départ de la rando.

La route se passe sans problèmes. Comme en vélo, chacun roule un peu à son rythme et nous nous regroupons ensuite lors de pauses fixées par le biais du très pratique téléphone portable.

Nous arrivons sans trop de mal à trouver notre hôtel Campanile, situé non loin de l’autoroute dans une zone commerciale. Nous nous répartissons tous dans des chambres de 2 ou 3 places avant d’aller chercher un restaurant qui pourra nous charger en énergie avant la journée du lendemain. Après hésitation pour une brasserie lilloise, nous nous engageons dans un restaurant de type colonial. La décoration et les habits des serveurs nous mettent dans le bain mais il manque la douce chaleur de la savane. A défaut de pâtes, nous nous régalons de tapas, de poulet grillé pour les uns ou de steak pour les autres avant de finir en beauté par de bons desserts. Nous voilà bien rassasiés et il nous reste donc à passer une bonne nuit pour être d’attaque le lendemain.

 

Samedi 22/09 :

Faute de réveil matin, Xavier et Emmanuel ratent le réveil matinal et perturbent un peu le timing très serré défini par Georges. Nous arrivons cependant à Cébazat bien assez tôt pour retirer nos inscriptions, prendre notre petit-déjeuner, déposer nos bagages et préparer nos vélos. Nous partons un peu en fin de peloton avec les 1100 autres participants. 20 km de montée en pente douce nous attendent, par de la route dans un premier temps puis par des chemins assez larges. Arrivés sur le plateau, il nous reste 2 kilomètres rapidement avalés pour le 1er ravitaillement. Il y a là un monde fou qui profite de ce ravitaillement très bien garni. Nous nous regroupons presque tous et faisons des petits groupes pour la suite de la rando. Les chemins deviennent plus étroits par endroits, ce qui induit quelques joyeux bouchons. Ensuite, une partie beaucoup moins drôle nous attend. Le chemin est plus ou moins pavé de pierres très glissantes sur une longue portion. Mieux vaut jouer la sécurité et continuer à pied si l’on ne veut pas exploser une jante comme l’a fait Stéphane (jante échangée par un vélociste posté sur le parcours). Le 2ème ravitaillement nous semble bien proche de l’arrêt pour le repas. En fait, ce ne sera pas 13 mais 20km qui nous attendent encore avant la coupure. Nous commençons à fatiguer, car le terrain est un peu gras et assez vallonné.

Nous arrivons enfin à la grande salle des fêtes alors que certains repartent déjà pour la dernière partie. Le repas chaud (apéro, charcuterie, coq au vin, fromage, pâtisserie et vin) est le bienvenu car le temps est tout de même un peu frisquet, le soleil étant caché sous les nuages. Je reprends le vélo en compagnie d’Emmanuel, Xavier et Guy. Nous croisons François, Jean-François, Gilbert, Georges, Marcel et Daniel au moment du départ. La 2 ème partie est bien crevante avec pas mal de chemins gazonnés peu roulant et une très longue montée vers le col de Guéry. Le temps devient légèrement pluvieux lorsque nous amorçons notre descente vers le Mont Dore. Après 81 km et 1900m de dénivelés, nous voilà au bout de nos forces. Nous entreposons nos vélos dans la patinoire et prenons un goûter bien mérité tout en nous faisant du souci quant à l’heure d’arrivée des derniers du groupe. Tout le monde arrivera finalement avant la nuit et avant la pluie. Notre hôtel, situé en plein centre ville, à coté des thermes, a le charme de ces hôtels un peu vieillot mais bien entretenus. Après un bon décrassage, nous assistons au résumé dans le journal télévisé local de notre randonnée. Alain, à notre grande surprise, donne ses impressions à la télé. La salle du restaurant est remplie par les concurrents logés dans cet hôtel et dans un autre. Le repas est composé d’une soupe, d’une salade composée, d’une viande avec pommes de terre et pâtes, de fromage et d’une bonne pâtisserie. Nous n’abuserons pas du vin mis à notre disposition.

Nos velléités de faire un tour en ville sont stoppées par une pluie battante. Nous ne sommes pas rassurés quant au déroulement du retour du lendemain.

 

Dimanche 23/09 :

Il pleut, il pleut bergère.....Le petit-déjeuner se passe à élaborer des stratégies pour le retour : Abandon et retour par une navette, raccourcis de parcours par la route, retour entier par la route, ou parcours VTT normal. Guy et Daniel (je fais de la dénonciation) optent tout de suite pour l’abandon. Moi, Georges et Stéphane optons pour aller écouter les consignes de l’organisation qui se trouvent 3 km plus haut. Les autres optent directement pour remonter jusqu’au lac du Guéry par la route, ce que je ferais aussi avec Georges et Stéphane. Il pleut fort et le plafond est vraiment bas. Au point de ravitaillement, nous décidons de rentrer vite fait par la route. Il y a tout de même 58 km à faire, heureusement principalement en descente. Nous arrivons trop tôt pour la pause repas dans le village de St Gènes. Après s’être réchauffé un peu, nous reprenons la route en suivant les quelques explications que l’on nous a données. Alain décide à un moment de qu’en même prendre les chemins mais il reviendra assez vite par la route, car l’organisation est en train de finir le balisage et qu’elle est elle-même un peu perdue. Nous arrivons avant tout le monde au gymnase de Cébazat en début d’après-midi. Nous n’osons pas imaginer que certains aient réussi à faire le parcours en entier par les chemins. Nous profitons des douches et du dernier copieux ravitaillement avant de reprendre la route. 150 km plus au Nord, la pluie cesse et laisse place au soleil.

Dommage que la pluie ait gâché cette journée de Dimanche, d’autant que le paysage devait être encore plus beau que celui de la veille. Je pense que nous avons tous cependant apprécié cette journée de Samedi, la très bonne organisation générale et le plaisir de nous retrouver ensemble pour partager ce week-end.