La Cappadoce en VTT

Samedi 15/04/06: Valladolid- Fontenay le Fleury

Je pars de chez moi en voiture à 9h30, direction l’aéroport de Valladolid. Le vélo est bien protégé dans sa housse et mes quelques affaires dans mon sac de voyage. Pas de problème pour l’enregistrement des bagages mais l’avion d’Air France aura plus d’une heure de retard. Vol sans problème dans un avion quasi vide. Arrivé à Orly Ouest, je récupère une Peugeot 307 de location chez Hertz (65 euros pour 24h). Auparavant, je préviens Sixt, le loueur de voiture pour mon retour, que je rentrerai vers 22h10 le dimanche de la semaine suivante. J’ai bien fait de le dire, car leurs bureaux sont sensés fermer à 22h mais peuvent rester ouvert un peu plus si on les prévient. Le temps est à la pluie. Pourvu qu’il fasse beau en Turquie.

Avant d’aller chez Cyrille, je fais quelques courses chez Décathlon et à la FNAC de Parly 2. Arrivée chez Cyrille vers 17h. Il est seul chez lui car ses 2 filles sont en vacances. Il m’apprend une nouvelle qui m’attriste beaucoup : Il est séparé de sa femme depuis le mois de janvier alors qu’il était marié depuis 12 ans. Il me dit qu’ils ont trop peu de goûts en commun.

 

Dimanche 16/04/06 : Fontenay le Fleury – Ankara.

 

Lever 4h15 pour être à Orly à 5h15. Notre avion est à 7h40. Nous prenons le petit déjeuner dans un bar (le thé à 2.9 euros me reste un peu en travers de la gorge. Mais les nombreux thés en Turquie à 0.15 euros, voir même gratuit me feront oublier cela). Pas de problème pour l’enregistrement des bagages. Nous sommes à la limite du poids autorisé (28kg). Vol de 3h30 jusqu’à Istanbul. Nous nous perdons un peu dans son immense terminal mais sans stress car nous avons plus de 3h d’attente avant notre prochain vol vers Ankara. Nos montres sont remises à l’heure avec les +1h de décalage. Nous retirons aussi de l’argent. Repas dans un resto de l’aéroport. La viande est très bonne. Il nous reste à attendre dans la salle d’embarquement où bizarrement les vols ne sont pas marqués. Nous repérons dans la file Bernard qui avec son sac à dos de vélo semble bien faire parti du même voyage que nous avec Vélorizons. Le vol vers Ankara dure 45mn et se fait dans un avion encore plus grand. Nous arrivons à 16h, à l’heure. Mehmet, guide indépendant qui travail cette semaine pour Sobek Tour, sous-traitant de Vélorizons, nous attend ainsi que le chauffeur du bus. Nous devons aller au niveau du terminal des vols internationaux pour récupérer nos bagages. Notre bus est un petit bus de 20 places. Nous ne sommes que 3 pour le moment. 3 personnes doivent arrivés de Lyon à 23h et une autre de Paris à 3h du matin. Mehmet nous fait goûter de bons loukoums. 45 mn de bus et nous voilà à notre hôtel Ogultürk, dans le vieux centre d’Ankara. Nous partons à pied visiter la citadelle qui surplombe la ville. De là, la vue sur tout Ankara est impressionnante. Avec 4 millions d’habitants, la ville est 3 fois moins peuplée qu’ Istanbul. Elle est très étendue avec de nombreux quartiers, limites bidonvilles, accrochés aux collines. Mis à part les quelques jeunes vendeurs à la sauvette, l’ambiance semble tranquille dans ces quartier que l’on traverse. 20h, Mehmet nous accompagne dans un bon restaurant non loin de l’hôtel. Nourriture très bonne.

 

Lundi 17/04/06. Ankara- Göreme

 

Au petit déjeuner, nous faisons connaissance avec Raphaël, Stéphane (2 frères), Bruno (leur cousin) tous les 3 originaires de la Savoie, et Didier qui vient de l’Orne. Mis à part Bernard d’Auxerre, qui a 62 ans, nous sommes tous dans la trentaine supérieure.

Départ en minibus pour la Cappadoce. Nous quittons Ankara en passant par son périphérique. La circulation est assez fluide bien que un peu chaotique. Il faut jouer du klaxon pour se faire respecter. Notre bus est très poussif notamment dans les cotes. Il lui est interdit de dépasser les 80km/h. Autant dire que les 260 km qui nous sépare de la Cappadoce seront longs. A la sortie d’Ankara, le paysage devient très monotone. Mehmet qui n’est pas avare en informations sur son pays, répond à toutes nos questions. Il est jeune et parle très bien le français. Pause thé au bord du lac Tüz Gölü. Ce lac très étendu est encore bien rempli d’eau mais il s’assèche chaque été pour ne laisser qu’une immense étendue de sel. Pause thé au bord du lac.  Nous nous arrêtons ensuite dans un restaurant situé à Aksaray, à l’embranchement vers la Cappadoce. Très bon repas de pides (sortes de pizzas turques). Les boissons à base de yaourt salé nous plairont que moyennement. Nous reprenons la route, toujours en très mauvais état (nids de poule, bitume défoncé par les camions) pour arriver au village de Çat. Achat de bouteilles d’eau. Nous remontons nos vélos à la sortie du village car nous allons faire notre première balade à vélo. Il fait beau et pas trop chaud. Les vélos ont bien supporté les transferts et les avions. Nous voilà fin prêts pour descendre dans la vallée des pigeonniers, une vallée très peu touristique. Jolie vallée large et bordée de pigeonniers des 2 cotés. Les pigeonniers étaient surtout utilisés pour récupérer la fiente des oiseaux, un excellent engrais pour les cultures. Le chemin doit traverser plusieurs fois une petite rivière qui serpente. Nous quittons ensuite la vallée pour remonter vers le village de Çat. La vue est chouette sur le volcan Erciyes Dagi (3916m) enneigé puis sur le village de Çat. Le chemin devient ensuite moins intéressant passant par des pistes ou par la route. La piste passe ensuite à coté du d’usine de Raki (cela se sent à l’odeur ambiante) puis de carrières de pierre. A la sortie d’un village, nous nous retrouvons au milieu d’un grand troupeau de moutons. Nous affrontons nos premières crevaisons à cause des épines au sol. Un peu avant d’arriver à Göreme, nous repérons un petit terrain de jeux pour quelques descentes pentues en vélo. Nous ne nous rendons pas compte que Bernard a préféré continuer par la route et a pris la mauvaise direction. Pendant que nous allons à l’hôtel, Memhet avec le bus part à sa recherche. Il est 19h et il commence à faire noir. L’inquiétude grandie car il est introuvable. La police est prévenue et nous repartons sur le dernier endroit où nous l’avons vu pour le chercher avec nos lampes frontales, des fois qu’il ait fait une mauvaise chute ou qu’il ait eu un malaise. Finalement, un coup de téléphone de la gendarmerie, nous apprendra qu’il était au poste d’Avanos. Il était parti dans la mauvaise direction et à grande vitesse car il avait une crevaison lente. Ouf, remis de cette première émotion, nous nous mettons à table. Cet hôtel est situé à l’entrée de Göreme. Il fait aussi Camping caravaning mais mis à part un autre groupe de touriste français, il est vide. Toutes les chambres sont au rez-de-chaussée et font face à un beau paysage typique de Cappadoce.

 

Distance parcourue : 35 km, moyenne : 14.9 km/h, Durée : 2h21, Vitesse max. 55km/h, Dénivelé + : 605m, Dénivelé - : 642m

 

Mardi 18/04/06 : Göreme – Göreme

 

Notre réveil est très matinal. Tout d’abord parce qu’il fait jour à 6h et qu’il n’y a pas de volet aux chambres et aussi parce que les nombreuses montgolfières qui décollent très tôt pour profiter de l’absence de vent font du bruit avec leurs brûleurs. Mais cela vaut le coup d’œil. On se renseignera le soir même mais les 120 euros demandés pour une heure de vol sont trop chers pour nous. Le petit déjeuner typique de Turquie est composé d’un peu de charcuterie, fromage, tomate, concombre, œuf dur, pain et confiture, et bien sur de thé qu’il faut couper avec de l’eau chaude car il est trop concentré.

Nous partons par des pistes vers le village de Çavusin, village natal de Mehmet. Le village est en partie troglodyte mais des pans entiers se sont effondrés il y a quelques années. Nous visitons une ancienne maison avant de monter au sommet pour voir la vue et visiter l’église St Jean Baptiste avec ses jolies fresques mais en mauvais état. Nous descendons ensuite par un super chemin puis une piste vers le site de Pasabag. L’endroit est vraiment magique avec ses cheminées de fée et nous nous amusons beaucoup à y rouler. Sur une petite bosse, je fais une petite erreur et chute. Je me râpe un peu le genou mais le vélo, GPS et appareil photo n’ont rien. Visite rapide à pied du site au milieu d’autres tourites. La gendarmerie est elle-même dans une ancienne habitation troglodyte. Nous rejoignons ensuite Avanos par une piste plane après un court arrêt en face de la maison de Mehmet. Nous passons au dessus du fleuve Rouge par un pont suspendu pour rentrer dans cette petite ville. Repas sur la terrasse d’un restaurant face à la mosquée et à la préfecture. Nous visitons ensuite un peu le village à vélo et faisons un arrêt chez un potier, beau-frère de Mehmet, qui nous fait une démonstration de son savoir faire. La piste suit ensuite le fleuve Rouge en direction de l’Est. Le paysage est moins intéressant. Petite pause dans un village pour voir les enfants d’une école qui s’entraîne pendant leur récréation à leur fanfare car il prépare un petit spectacle pour le dimanche suivant, fête nationale mais aussi grande fête des enfants. Nous retraversons ensuite le fleuve Rouge pour retourner vers Pasabag. Nous faisons une pause pour visiter un caravansérail en bordure de route. Il date de 1249 mais a été restauré pour en faire un centre culturel avec des spectacles de Derviches tourneurs que nous ne verrons pas. Après le thé, nous reprenons la route. Comme nous avons encore une fois un goût de trop peu de chemins trialisants, nous faisons un petit détour vers l’Open Museum de Zelve pour trouver un super chemin mais offrant parfois des passages un peu extrêmes. Il nous faut alors porter le vélo. Nous allons ensuite à Göreme pour prendre un pot. Cette petite ville est très touristique mais on sent que la saison est encore très calme car il y a peu de monde. Après le repas, nous y ferons aussi un tour à pied pour manger quelques pâtisseries et aussi pour se balader au pied des parois éclairées par l’éclairage public. Nuit à notre hôtel.

 

Distance parcourue : 50.4 km, moyenne : 13.8 km/h, Durée : 3h39, Vitesse max. 44km/h, Dénivelé + : 804m, Dénivelé - : 804m

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 19/04/06 : Göreme – Cemilkoy

              

 

Nous quittons notre hôtel en bus pour quelques kilomètres. Le départ de notre balade est quelques kilomètres après Ürgüp. La piste commence par monter. Petite pause pour un point de vue sur une vallée avec 2 vieilles églises. Nous continuons ensuite notre chemin pour rejoindre l’église de Pancarlik (toujours taillée dans un bloc de tuff. Toutes ces formations rocheuses sont en fait des dépôts volcaniques qui ont été sculptés par l’érosion de l’eau, du vent et du gel). Visite de cette église pendant que le gardien nous prépare le thé sur un petit feu de bois. Nous descendons ensuite dans cette petite vallée par un super petit sentier : Le chemin continue ensuite par une vallée étroite dont malheureusement on y voit la trace d’une conduite d’égout. Cette vallée se termine d’un coup car elle a été bouché par le déversement de gravas de la ville de Ortahisar. Courte grimpette à pied pour arriver dans cette ville. Arrêt à la terrasse d’un restaurant au centre du village. Nous commençons par un très bon jus d’orange frais (4 à 5 oranges par verre) puis comme souvent, soupe de lentilles, mezzés (salades et hors d’œuvre) pain (galettes et pide à volonté). Grande attraction ensuite pour le plat principal. Le cuistot arrive avec un pot de terre brûlant. Il casse devant nous le bouchon et verse ensuite dans 2 plats une délicieuse viande cuite avec ses légumes. Yaourt au miel en dessert. C’est le ventre bien plein que nous remontons sur les vélos après une petite visite à pied de la citadelle du village. Ce qu’il y a de bien, c’est que l’on peut toujours laisser nos vélos, non attachés. Pas de soucis apparemment de vol. Pour la fin de la journée le chemin suit des pistes jusqu’au lac en contrebas du village de Cemilkoy. Nous nous arrêtons dans ce village où nous allons dormir chez l’habitant. Pendant que les furieux du groupe continu à faire encore un peu de vélo, je me balade avec Bernard et Didier dans ce petit village et prend plaisir à photographier de belles portes en bois vertes ou bleues. Très bon repas encore une fois. Nous finissons la soirée par des parties endiablées de Uno.

 

Distance parcourue : 29.6 km, moyenne : 11.8 km/h, Durée : 2h30, Vitesse max. 48km/h, Dénivelé + : 909m, Dénivelé - : 714m

 

Jeudi 20/04/06 : Cemilkoy - Chez Ibrahim

La journée commence par une grosse montée de 3km juste au dessus du village. Avec le vent et la pente, seul Bruno réussira à faire toute la montée sur le vélo. Une fois sur le plateau, nous pouvons de nouveau avancer tous en groupe. Nous sommes dans une partie bien différente de la Cappadoce classique. Le paysage est assez désert, un peu comme le Larzac mais, après une longue descente par une piste, nous retrouvons ces paysages de tuff. Pause pique-nique (pour changer des restos) dans le village d’Ibrahimpasa tout en buvant un bon jus de griottes. Un peu de pain, de la saucisse, du fromage des tomates et des oranges achetées au marchant ambulant. Petite panique au moment du départ, car un camion garé dans une rue en pente semble avoir le frein à main pas assez serré. Il se met ainsi à descendre vers l’étal des fruits et légumes. Heureusement son chauffeur remonte rapidement dedans et l’immobilise. En sortant du village, nous profitons d’une cave de pommes ouverte pour faire une petite visite : Dans une grande salle taillée dans le roc, des tas de caisses remplies de pommes sont entassées pour garder les pommes au frais. Les quelques femmes qui y travaillent nous proposent de goûter leurs excellentes pommes. Les caves de Cappadoce sont souvent utilisées pour garder au frais pommes, citrons ou oranges. Les fruits y gagnent en goût comme nous avons pu le constater en goûtant de délicieuses oranges. Nous descendons ensuite dans le village de

Mustafapasa ou nous faisons une pause thé dans un bar. Pendant ce temps, Raphaël échange son vélo avec celui d’un gamin le temps d’une petite course à travers le village. La fin de la journée est super avec le passage dans la vallée des épées puis la remontée par une gorge étroite dans la vallée rouge. Nouvelle pause dans une buvette idéalement placée au fond de cette vallée. La dernière montée vers le campement troglodyte de chez Ibrahim est dure mais quelle surprise de voir ce lieu perdu au milieu de ce magnifique site. Il est composé d’une belle terrasse en plein air protégée du soleil (le toit de cette terrasse est recouvert de terre pour rendre l’ensemble le moins visible possible dans le paysage), de 3 gros blocs de tuff creusés. Nous dormirons dans une ancienne église reconvertie par la suite en étable.

Mais l’heure est pour un moment que nous attendons tous, le hammam. Un peu de marche à pied pour rejoindre le bus puis un peu de route jusqu’au hammam de Ürgüp et nous voilà

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dans un très beau hammam (15 euros ou 24 lires). Mehmet nous explique un peu le fonctionnement. On passe tout d’abord dans un vestiaire et l’on ressort en maillot de bain ou simplement avec une serviette à la taille, qu’ils fournissent. On nous fourni aussi des sandalettes. On entre ensuite dans une grande pièce à la chaleur humide. Le hammam à proprement parlé est une toute petite pièce à la chaleur très humide. Plusieurs fois, nous faisons le cycle d’y rester 10mn puis aller prendre une douche froide. Ensuite, chacun à tour de rôle, nous sommes invités à la table de massage et de peeling. Les premières secondes du massage sont agréables avec un savonnage complet. Ensuite cela devient beaucoup plus physique à la limite du supportable parfois. Les muscles sont massés en profondeur et quelques mouvements un peu brusques semblent remettrent des os du dos en place. Cela ne dure que 10mn mais c’est impressionnant. Le peeling ensuite au gant de crin est beaucoup plus agréable sauf pour ceux ayant de bon coup de soleil. Impressionnant de voir la quantité de peau morte qui apparaît ! Rapide arrêt ensuite dans Ürgüp pour retirer de l’argent puis retour chez Ibrahim. Très bon repas éclairé seulement par 2 lampes à pétrole. Avant de nous coucher dans l’église sur des matelas, nous faisons une petite balade nocturne, histoire de repérer un peu le chemin du lendemain.

 

Distance parcourue : 39 km, moyenne : 11.5 km/h, Durée : 3h23, Vitesse max. 50km/h, Dénivelé + : 1269m, Dénivelé - : 1397m

 

Vendredi 21/04/06 : Chez Ibrahim – Göreme

 

Réveil matinal encore une fois à cause de la clarté du jour. On observe aussi depuis cet endroit le vol de montgolfières au dessus de la vallée rouge.

Après un bon petit déjeuner et la traditionnelle séance de remise en état des vélos, c'est-à-dire réparation des crevaisons, nous voilà sur un superbe petit sentier qui traverse la vallée rouge. Nous faisons quelques arrêts pour visiter des pigeonniers et églises. Aller retour ensuite dans la vallée Rose. Nous croisons quelques groupes de touristes à pied mais jamais ne verront d’autres groupes en vélo. Nous faisons un arrêt pour visiter un centre artisanal et assistons au travail de l’onyz (l’onyx est une pierre d’origine volcanique qui peut se travailler au tour. La démonstration est impressionnante). Passage ensuite par la partie magasin. Pause de midi à Uçhisar dans un restaurant avec une très belle vue sur le paysage. Est il encore nécessaire de dire une nouvelle fois que le repas fut excellent (boisson aux griottes, frites, riz,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

salade, viande de veau cuite au barbecue, feuilleté au fromage) et la reprise toujours un peu difficile ? Nous visitons ensuite la citadelle d’Uçhisar, vaste bloc rocheux que l’on escalade par l’intérieur puis l’extérieur. De là, on a une vue sur toute la Cappadoce qui, pour sa partie la plus spectaculaire, n’est pas si étendue que cela. Nous descendons ensuite dans la vallée blanche aussi appelée vallée de l’Amour ou vallée des zizis (voir pourquoi sur la photo). Le paysage est vraiment extraordinaire. Ce qui est appréciable dans le programme de ce voyage est qu’il y a une progression vers la découverte d’endroit toujours plus beau. Les premiers jours nous paraissent après coup un peu décevant mais ils sont oubliés par ce que nous voyons à présent. A ce rythme là, demain matin, notre dernière balade devrait être un feu d’artifice. Retour à notre hôtel des 2ème et 3ème jour directement par

des chemins. Nous faisons ensuite une virée en bus pour Avanos, pour visiter un atelier de confection de tapis, avec le tissage des tapis (plusieurs mois voire année de travail par tapis), la récupération des fils de soie à partir des cocons et l’atelier de teinture. Nous avons le droit à une présentation de tapis à la vente orchestrée de manière extraordinaire. Parties de Uno endiablées encore une fois en soirée. La gage pour le perdant sera de faire un plouf dans la piscine qui vient juste d’être remplie et dont l’eau est encore bien fraîche. Ce sera Stéphane qui devra s’y coller.

 

Distance parcourue : 24.3 km, moyenne : 11.3 km/h, Durée : 2h08, Vitesse max. 44km/h, Dénivelé + : 723m, Dénivelé - : 789m 

 

Samedi 22/04/06 : Göreme- Göreme puis route jusqu’à Ankara

 

Nous partons directement de l’hôtel par des pistes puis par la route qui va vers Ürgüp. Bernard, qui a un peu sa dose de chemin technique, préfère rester à l’hôtel : Ensuite nous suivons une piste puis une route pour rejoindre le haut de la vallée rouge. Mehmet doit discuter longuement avec le gardien du péage pour ne pas nous refaire payer les 2.5 lires de droit d’entrée : Devant une vue magnifique, j’offre un verre de jus d’orange à tous le groupe. Le sentier ensuite est une pure merveille. Il passe à flanc de coteau au dessus des vallées Rouge et Rose et est globalement en descente. Nous faisons souvent des arrêts pour apprécier ce magnifique paysage. La fatigue, le relâchement ou tout simplement des erreurs d’inattention nous ferons faire à Bruno, Raphaël et moi quelques chutes sans gravité heureusement. Nous repassons par Çavusin. Un groupe de touriste nous acclame pour notre dernière descente. Nous nous arrêtons pour boire un pot au village. Après cet effort, la bière locale de ½ litres nous fera pas mal tourner la tête pour nos derniers kilomètres. En arrivant à l’hôtel nous donnons un petit coup de main à une tortue pour traverser l’avenue. Nous en aurons vu 4 ou 5 au total dans la semaine.

Pour profiter de ces derniers moments en Cappadoce, nous prenons un bain dans la piscine. L’eau est fraîche mais cela nous fait du bien. Après le repas, nous démontons nos vélos et refaisons l’opération de les mettre dans leur sac de voyage, seul Didier avait choisi de louer un vélo sur place. Mehmet nous quitte là car il doit récupérer un groupe de marcheurs à Kayseri le soir même. Nous le remercions chaudement pour cette semaine passée avec lui et lui remettons une enveloppe avec nos pourboires. Le temps devient orageux et nous partons sous des trombes d’eau. On peut dire que nous avons vraiment eu de la chance avec la météo. Mehmet nous dit qu’il est prévu 4 jours de pluie pour la semaine suivante. Retour sur Ankara avec Elias, notre chauffeur. Nous retournons au même hôtel qu’à l’aller. La plupart des immeubles d’Ankara sont décorés par de grands drapeaux de la Turquie et par des portraits d’Ataturk, à l’occasion de la fête nationale du lendemain. Dîner dans un autre restaurant du quartier. Nous terminons la soirée par d’autres parties de Uno. Ce jeu aura vraiment plu à tout le monde. C’est le moment des au revoir avec nos amis savoyards car ils doivent partir tôt le lendemain pour prendre leur avion

 

Distance parcourue : 12.5 km, moyenne : 9.8 km/h, Durée : 1h16, Vitesse max. 44km/h, Dénivelé + : 347m, Dénivelé - : 347m

 

Au total seulement 191 kms en 6 jours, mais 4650m de dénivelés positifs.

 

Dimanche 23/04/06 : Ankara- Fontenay le Fleury

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons la matinée de libre avant de partir à 13h pour l’aéroport. Nous en profitons pour aller visiter le musée des civilisations d’Anatolie, situé en contre bas de la citadelle. Très beau musée (entrée 10 lires) très bien présenté. Dommage tout de même de ne pas avoir de guide pour rendre notre visite plus vivante. Ce musée est situé dans un caravansérail remis à neuf. Ensuite nous remontons à la citadelle pour que Didier puisse voir la vue. Petit détour ensuite devant une école où les enfants donnent leur spectacle pour cette fête nationale. Nous rentrons vers le quartier de l’hôtel sous la pluie. Nous en profitons pour faire un tour au marché qui est merveilleusement bien achalandé. Déjeuner dans un petit restaurant à proximité de l’hôtel. A 13h nous partons pour l’aéroport. Comme nous sommes très en avance nous demandons de prendre l’avion de 15h au lieu de celui de 17h. Mieux vaudra patienter à Istanbul que à Ankara car l’aéroport y est beaucoup plus grand. Mauvaise surprise tout de même car nous devons payer 20$ pour le transport des vélos mais nous verrons avec Vélorizons pour nous faire rembourser. Vols sans problème vers Istanbul puis vers Paris où nous arrivons à 22h. Heureusement, l’hôtesse de chez Sixt m’attend pour que je récupère la voiture de location. Nuit chez Cyrille.

 

Lundi 24/04/06. Fontenay le Fleury – Valladolid.

Matinée tranquille avec Cyrille qui avait posé un jour de RTT. Nous faisons quelques courses et mangeons sur la terrasse pour profiter du soleil. Retour ensuite vers Orly pour prendre mon avion de 15h10 vers Valladolid, Encore une fois l’enregistrement pour le vélo n’est pas très clair. L’hôtesse me prévient que je devrais payer normalement 40 euros mais heureusement ne me fait rien payer. Retour sans problème. Je retrouve ma voiture à l’aéroport de Valladolid, je suis à 17h40 chez moi.

 

 

 

 

Quelques points d’étonnement sur la Turquie:

 

 

 

- Les routes sont vraiment en mauvais état : nids de poule, déformations dues aux camions.

- Les motards et conducteurs de scooters ne portent pas de casques.

- Le parc automobile est très varié : à la fois des voitures dernier cri mais aussi pas mal de vieille voiture genre R12, voir même des charrettes dans la campagne. Tofas est la marque Turque de véhicules développés par Fiat.

- Les Taxis (Taksi) sont jaunes. La tendance est d’avoir des jantes larges.

- L’essence et le diesel sont très cher (1.5 euro/ l pour le diesel par exemple). Beaucoup de véhicules roulent au GPL.

- A Ankara, les feux de signalisation sont super. Un décompte est fait du temps restant pour le feu rouge comme pour le feu vert que ce soit pour les voitures ou les piétons. Mais pas facile de rester patient pour un piéton quand il faut attendre 70s avant que le feu passe au vert ou quand il ne reste plus que 4 ou 5 secondes.

- Les limitations de vitesses sont assez strictes et la police veille.

- La Turquie m’aura fortement fait penser à la Grèce. Même si 97% du pays est du coté asiatique, on a plus l’impression d’être en Europe. D’ici 10 ans, nul doute que la Turquie devrait pouvoir rentrer sans problèmes dans la communauté européenne.

- La plupart des maisons à la campagne ont des chauffe-eaux solaires.

- On trouve bien sur parfois des WC à la turc mais le plus souvent ce sont des WC classiques avec, cependant en plus, un petit jet d’eau pour se laver sans papier (j’ai pas essayé !).

- Les jeunes filles ne portent pas le foulard mais les femmes plus âgées le portent. La population n’a pas l’être très pratiquante. Il est même surprenant de voir sur quelques journaux des photos de pin-up en première page, un peu comme sur les tabloids anglais.

- Ankara se modernise rapidement. Des quartiers entiers de maisons construites illégalement sont rasés pour faire place à des immeubles tout neufs.

- Pas de grosses différences dans les supermarchés au niveau des produits. Ils sont vraiment très bien achalandés

- En VTT en Cappadoce, les risques de crevaisons sont importants à cause des épines. Il est indispensable d’avoir des bandes anti-crevaison mais comme les crevaisons sont encore possibles il faut au moins 2 chambres à air et un bon paquet de rustines. Location possible de VTT en Cappadoce