Délires volcaniques du Siroua

Samedi 05/11/11 :

Je pars à 14h45 de chez moi en voiture pour rejoindre Orly. Malheureusement, je n’ai pas réussi à avoir des gens intéressés par du covoiturage. J’arrive 1h30 plus tard non loin d’Orly, à l’hôtel Senia, où j’avais vu sur internet qu’ils proposent le parking pour la semaine et les navettes vers l’aérogare pour 77€. C’est cher mais moins que les parkings d’Orly et c’est assez pratique surtout lorsque l’on est bien chargé comme moi. C’est un peu le bazar sur le parking avec beaucoup de véhicules mais ils me disent que dès que les prochains clients auront repris leurs véhicules, ils pourront parquer le mien dans leur parking couvert. Leur navette me dépose à 17h à l’aérogare Sud. Je repère tout de suite Bernard et Sigrid qui sont en train d’emballer leurs VTT dans des grands cartons. A l’enregistrement de Royal Air Maroc, on nous annonce qu’il y aura un supplément de 40€ pour chaque vélo. Nous demandons des factures pour être remboursé comme prévu dans ce cas là par Vélorizons, l’organisateur de ce voyage. L’attente sera assez courte entre le passage au contrôle des passeports et celui de sécurité. Je fais connaissance avec Bernard et Sigrid avant d’embarquer. Ce sont plus des cyclo-randonneurs au long court que des purs vététistes. Leur dernier périple était de Ljubljana à Istanbul. Le vol de 2h50 est sans problème. Un repas léger est fourni. Il fait nuit noir pendant tout le voyage. Arrivée vers 22h30 à Marrakech, heure locale soit +1h en hiver. Il fait assez doux, 15°C. Le passage au contrôle des passeports est rapide et on retrouve vite nos vélos aux bagages. La dernière fois que j’étais venu au Maroc, en 2004, cela avait été beaucoup plus long. On fait ensuite la connaissance avec Mohammed, notre guide pour cette semaine. On rencontre aussi Joël et Franck qui étaient aussi dans l’avion mais que l’on n’avait pas repéré. Les 7 autres personnes du groupe sont arrivées un peu plus tôt par d’autres vols. Je ne me souvenais pas que l’aéroport de Marrakech fût si étonnamment moderne au niveau de l’architecture. Je fais du change dans l’aéroport et l’on part directement pour le Ryad Mogador, notre hôtel, situé en face de la gare routière, aux bords de la Médina. Il est tard mais il nous faut remonter nos vélos car nous devons partir tôt le lendemain. Je fais connaissance avec Fred avec qui je partagerais une chambre double.

 

Dimanche 06/11/11 :

Petit déjeuner à 7h au 2ème étage de ce grand hôtel mais qualité très moyenne des pâtisseries et du jus d’orange. Je finis de faire connaissance avec les autres membres du groupe devant l’entrée de l’hôtel au milieu d’autres groupes partants eux aussi au même moment que nous. Nous avons 2 4x4 Toyota Free Lander avec Ali, le cuistot, Javier et Assam les chauffeurs qui seront avec nous pendant toute cette semaine plus un minibus pour nous déposer à notre point de départ de notre raid. 10 vélos sont chargés sur le toit d’un des 4x4, les 3 autres, qui de toute façon ne pouvait pas y être monté à cause d’un diamètre d’axe de roue avant non compatibles sont soit rangés dans le coffre du minibus soit, comme le mien, accroché au dessus des affaires sur le toit de l’autre 4x4. Je suis moyennement rassuré par la solidité de la ficelle qui le maintient.

Une question d’organisation taraude un peu tout le monde. Faut-il acheter de l’eau minérale pour la semaine et si oui quelle quantité où peut-on se contenter de pilules de traitement de l’eau ? Je serais finalement un des seuls à me contenter de ces pilules qui seront très efficaces à moins que l’eau que nous trouvions (sources, robinet dans les villages traversés) était de toute façon bonne. Pierre, en bon alsacien, demande à acheter quelques bières avant de partir.

On quitte enfin Marrakech vers 9h pour une longue route qui va nous faire passer de l’autre coté de l’Atlas par le fameux col de Tizi N’Tichka (2160m). Pause thé à la menthe sur la terrasse d’un restaurant à Tadder. Nous arrivons un peu après au bord d’une rivière qui sera notre point de départ pour ces 6 jours de VTT. Nous nous préparons pendant qu’Ali nous fait notre premier déjeuner : Thé à la menthe, plateau de crudité et poisson en boîte, plat chaud et fruits. Pendant que nous déjeunons dans ce coin désert, on voit beaucoup de monde dans les environs : un berger et son troupeau, un homme faisant désaltérer sa mule et de nombreuses camionnettes chargées jusqu’au toit de nombreuses personnes. Il s’agit en fait de taxis collectifs desservant les villages du coin. Sympas, les passagers nous envoi de grand bonjour.

Il est temps de monter sur nos vélos et de commencer notre périple. Les 1ers kilomètres bien que sur une petite route sont lents car les VTT de locations de certains ont tendance à fortement couiner des freins, ce qui est énervant. Fred crève aussi rapidement. A un village nous quittons la route pour une piste qui part dans une petite vallée. Elle monte ensuite de plus en plus et nous voyons ainsi le niveau physique de chacun. Le paysage est très aride mais on y voit pas mal de troupeaux et de bergers. Nous arrivons enfin sur un plateau. Au loin, se dessine nettement les montagnes de l’Atlas et notamment le sommet du Toubkal à plus de 4100m. Ces versants orientés au sud-est sont moins enneigés qu’au nord. Les derniers kilomètres pour rejoindre notre campement sont agréables et rapides. Le site est chouette. On se croirait dans des steppes mongoles. Mais avant de vraiment nous poser, nous faisons une boucle de 10km autour d’un massif rocheux qui abritent de nombreux bergers et troupeaux dans les creux de ses falaises. Jolie vue aussi sur des chevaux, à priori sauvages, au bord d’un point d’eau. De retour au campement, nous montons vite nos tentes doubles. Mickael, avec qui je partage une tente, n’a pas de chance car de son coté la fermeture éclair de l’abside est cassée. On nous fourni des matelas pour notre confort. La nuit et le froid tombent vite. On se couvre bien vite. Il faut dire que l’on est en altitude à près de 2300m. Nos chauffeurs ont monté 2 tentes, une pour la cuisine et une autre pour se restaurer. Très bon repas (soupe, tajine et mandarines) et coucher tôt. La nuit sera pénible entre le froid vif et les aboiements des chiens de bergers venus proche de notre campement.

 

Distance : 23 km Moyenne : 13,3 km/h 40 km/h max. 1h34. 703m de montée et 268m de descente. Altitude maxi 2349m, mini 1825m. T° maxi 25.2°C mini 10°C. 510 calories. 28g de gras. IBP 55

 

 

 

Lundi 07/11/11 :

Lever avec le soleil qui heureusement nous réchauffe vite car il fait bien froid. Il a bien du faire -2°C et nos tentes sont givrées. Le petit déjeuner se compose au choix de thé, café ou chocolat, de galettes de pains avec confitures ou « Vache qui rit » et d’un peu de céréales. Nous reprenons nos vélos pour cette 2ème journée qui continu par de la piste sur ce plateau. Puis on arrive à notre 1er vrai sentier qui s’enfonce dans une petite vallée. Maintenant, on va pouvoir juger le niveau technique de chacun. Mohammed continue à batailler pour éliminer le bruit de son frein avant qui a la particularité d’être présent que lorsque qu’il est sur le vélo. Fred, quant à lui, subit encore des crevaisons. Ce petit chemin est agréable et nous fait traverser plusieurs fois une minuscule rivière. Un court portage et encore un peu de piste et nous arrivons au village de Zaouia Aït Kalla, où je suis le seul à faire le plein d’eau à une fontaine. Je mets bien sur une pastille de traitement de l’eau et doit donc attendre 1h avant de pouvoir la boire. La piste fait ensuite un peu les montagnes russes et nous approchons ainsi des premiers massifs clairement volcaniques du Siroua. Pause fruits secs dans une longue montée. Une superbe descente technique nous attend ensuite pour descendre au village d’Amassine. C’est une piste étroite, caillouteuse avec pas mal de marches et une belle vue sur le village en contre bas. Bref, un chemin idéal pour un VTT Enduro comme le mien. A l’entrée du village, une dame vient spontanément offrir à Mohammed un pain et un morceau de mouton cuit. Il faut dire que c’est un grand jour de fête pour les Musulmans puisque c’est l’Aïd, la fête du mouton. On voyait d’ailleurs depuis la veille beaucoup de moutons dans les marchés. Notre pause pique-nique se fera en bas du village, entourée de pas mal de gamins en vacances cette semaine là. Ils restent distants avec nous (ils ne parlent pas français mais berbère) et blaguent avec nos guides. La reprise après une courte sieste sera dure avec une grosse montée sur une piste, un bout de sentier puis une très bonne piste descendante (une vraie autoroute tellement cette piste est de bonne qualité). On termine par une longue piste montante pour rejoindre notre 2ème lieu de bivouac qui domine un large panorama. Il est 16h30 mais le lieu est déjà à l’ombre et il fait vite très froid. Nous sommes à 2260m et il y a en plus un peu de vent. Je n’ai pas le courage de faire un brin de toilette dans la source toute proche. Repas avec soupe, couscous au mouton, salade de fruits (avec, entre autre, du concombre pour lui donner un peu de fraicheur). Nous nous couchons tôt mais la nuit n’aura finalement pas été trop froide

 

Distance : 36,8 km Moyenne : 11,6 km/h 60 km/h max. 3h09. 1014m de montée et 1011m de descente. Altitude maxi 2277m, mini 1867m. T° maxi 32.9°C mini 10.8°C. 510 calories. 28g de gras. IBP 67

 

 

 

Mardi 08/11/11 :

Nous nous levons un peu avant que le soleil vienne enfin réchauffer notre campement. Après le petit-déjeuner et avoir plié notre campement, on reprend le vélo pour une journée que Mohammed nous promet d’être sublime. Nous commençons par une montée sur piste avant de bifurquer sur un petit sentier passant au milieu de gros cailloux et longeant des cultures de safran. On jette un coup d’œil à ces fleurs dont les pistils sont chargés de cette épice extrêmement chère (11000€ le kilo en France). Au pied d’un col à 2520m, nous traversons un village de cultivateurs et d’éleveurs de moutons, Azazougouzan. Le paysage est superbe et l’on ressent de plus en plus le coté volcanique de la région. La redescente sur l’autre versant est sympa avec des petits chemins joueurs et toujours ces paysages très minérales. On remonte ensuite de verts pâturages au pied de montagnes de blocs rocheux énormes semblant tenir en équilibre. L’endroit est magique, juste fréquenté par des moutons noirs et d’autres blancs disposés comme sur un échiquier. Le passage de l’autre coté est aussi superbe et fait plus penser à la Cappadoce. Pause fruits secs devant ce gigantesque panorama. Le sentier continu ensuite à travers les bergeries puis on revient au même passage que la veille mais l’on prend alors la piste de droite pour arriver après 3 km au village de Tilimsine où nous passerons une nuit chez l’habitant. Mais pour l’instant, c’est le déjeuner (crudités, lentilles et mandarines). L’après-midi, nous faisons une boucle de 10km, d’abord grisante en traversant le village et descendant jusqu’à la vallée. Ensuite on reprend un petit sentier déjà pris la veille puis un peu de piste puis un autre sentier mais dur car montant directement dans la pente. Franck y casse sa chaîne. On rejoint ensuite la piste « autoroute » qui va nous ramener jusqu’au village par une montée très régulière. Pour la pause thé, notre cuistot nous a fait de bons beignets. Nous avons aussi le temps de prendre une douche sommaire dans les WC – douche situés sous l’escalier menant au 1er étage de cette maison, visiblement la plus décorée du village puis de faire un tour dans ce village qui grouille de gens, des enfants en vacances mais aussi des gens de tous les âges. On passe devant une minuscule échoppe qui, pour seule publicité, met la musique à fond. On nous fait visiter le grenier communal, grande bâtisse en pisé où chaque famille a un emplacement pour stocker son grain. Les gens se relayent pour y monter la garde, même si chaque case est bien cadenassée. Les maisons ont l’électricité mais les gens l’utilisent très peu : quelques rares lampes, la télé et sa parabole indispensable, pas de frigo semble t’il. Au repas, soupe chorba, spaghettis, tranches d’orange au sucre. Nous dormons dans 2 chambres sur nos matelas. 

 

Distance: 31.5km Moyenne : 11.7 km/h, 50 km/h max, 2h40, 852m de montée et 834m de descente. Altitude maxi 2521m, mini 1990m. T° maxi 31.6°C mini 11.5°C. 764 calories. 33g de gras. IBP 58

 

 

 

Mercredi 09/11/11 :

Une nouvelle belle journée nous attend. Nous remontons la piste prise la veille jusqu’à un petit col avant de prendre une autre piste passant au travers d’une grande lande desséchée pour arriver à une nouvelle zone avec du tuf volcanique. Montée raide ensuite pour un nouveau col à 2500m avec ensuite une descente sur sentier. Nous retrouvons le plateau au pied de l’Atlas que nous traversons jusqu’à une improbable borne à un carrefour de 2 pistes. Mohammed peste un peu contre le 1er 4x4 car une 1ère fois il était parti dans une mauvaise direction et cette fois ci il n’a pas attendu à ce lieu en principe prévu pour le pique-nique. Nous continuons donc, heureusement en descente. Plus besoin de suivre la piste dans ce vallon qui nous guide vers le 4x4 car nous roulons dans une belle prairie à l’herbe rase. Mais le sol gorgé d’eau est piégeux et l’on s’embourbe et se salit pas mal. Après s’être lavé un peu, on peut passer au déjeuner, encore une fois très bon et copieux. Après une courte sieste, nous reprenons nos vélos pour encore des singles dont un très sympa en descente jusqu’au village d’Araben. Jean-Yves fait un soleil que je n’ai pas vu et s’est blessé un peu au visage. Plus de peur que de mal heureusement. Après une montée sur piste, notre périple de ce jour se termine par une grisante descente de 7km et de 400m de dénivelé. Il faut faire cependant attention de ne pas glisser dans les épingles sablonneuse. Notre campement se trouve en contre bas du village d’Anmid sur les terrasses de cultures d’amandier. Je vais faire un brin de toilette à la rivière avec d’autres du groupe mais sous les regards amusés de pas mal de gens. Joli lever de lune en début de soirée. Nous faisons aussi un tour avant la nuit dans le village. Pas facile de trouver le chemin d’accès et de ne pas se perdre dans ces petites ruelles. A part la mosquée et une petite alimentation, il n’y a pas grand-chose d’autre.

 

Distance : 41.6km Moyenne: 13.2km/h 41km/h max, 3h08, 788m de montée et 1407m de descente. Altitude maxi 2497m, mini 1675m. T° maxi 26.6°C mini 8.6°C. 1015 calories. 58g de gras. IBP 48

 

 

 

Jeudi 10/11/11 :

 

Nous quittons notre campement par une bonne piste descendante puis longeant la vallée. On prend ensuite un petit sentier qui traverse quelques petits villages puis passe à travers de nombreux cactus. Mais c’est en fait une guêpe qui piquera le bras de Nathalie. La piste devient ensuite montante pendant un long moment. En plein soleil, il fait chaud. Pause tous ensemble de fruits secs entouré de quelques enfants avant de nous engager dans un chemin étroit très caillouteux et trop difficile pour être emprunté entièrement à vélo. Mieux valait être prudent car le précipice n’est pas loin. On rejoint ensuite la vallée que l’on traverse pour rejoindre une piste qui va nous mener dans la direction opposée puis dans une autre vallée. Je règle un de mes seuls problèmes techniques : un rayon desserré. Après quelques kilomètres de montées, on arrive à notre lieu de pique-nique et de bivouac. Il s’agit d’une halte camping-gîte-bar pour ceux en approche de la montée du Toubkal par la voie sud. Après le repas, nous attend en option la montée au lac d’Ifni, à vélo ou à pied. La montée en vélo est vraiment très dure : 400m de dénivelé sur une piste souvent trop caillouteuse pour avoir de l’accroche. Les autres parties sont pavées de grosses pierres et ce n’est pas évident non plus. Après plusieurs poussages, on arrive enfin à un col à 2400m dominant le lac d’Ifni. Une petite descente et nous voilà à l’approche du lac et du chemin de randonnée montant vers le Toubkal.

La redescente vers le campement n’est pas vraiment une partie de plaisir malgré mon VTT Enduro. Il faut être très vigilant sur cette piste pleine de gros cailloux. Franck voit que la fêlure du bras arrière de sa suspension est bien fêlée. Eric, lui cumule les problèmes avec son Zesty depuis le départ de ce voyage. Roulements de direction mal remonté donnant un jeu très important et blocage de sa roue arrière le 2ème soir. Au campement, en plus du thé, le cuistot nous fait la surprise de nous faire de bonnes crêpes. Le repas sera pris au chaud dans une salle commune. Comme toujours une bonne soupe suivie de frites et de viande d’agneau et de pêche au sirop. 

 

Distance : 30,2 km Moyenne : 9,8 km/h 34.7 km/h max, 3h04, 1223m de montée et 929m de descente. Altitude maxi 2432m, mini 1610m.T° maxi 30.4°C mini 7.5°C. 950 calories. 46g de gras. IBP 102

 

 

 

Vendredi 11/11/11 :

 

La nuit n’aura pas été trop fraiche. Lever à 6h30 car la journée sera longue. C’est notre dernière journée et elle consiste essentiellement à suivre de la piste majoritairement avec un profil descendant. Autant dire que les 35km pour rejoindre le point final de notre raid devraient vite être atteint. Mohammed monte dans un 4x4 et laisse son vélo à Eric dont la direction est morte depuis le départ dû à un mauvais remontage de son vélo. Nous reprenons donc la piste que nous avions montée la veille pour descendre dans la vallée. On attend régulièrement les retardataires. Dommage, j’aurais bien repris le single passant à travers les cactus et plusieurs villages. Les derniers kilomètres se font rapidement. La piste est ensuite bitumée et il ne nous reste alors que 6 km pour rejoindre le point de notre pique-nique où nous retrouverons aussi le minibus qui nous ramènera à Marrakech. Nous profitons d’un petit canal pour laver nos vélos. Nous déjeunons tôt car la route du retour promet d’être longue. Elle passe par des petites routes de montagne pour rejoindre une nationale dans la vallée. On peut observer des chèvres broutant au pied ou dans des Arganiers. Puis on attaque la montée du col de Tizi N’ Test, une longue montée de 36km pour passer à 2100m. La route est globalement bonne mais quelques passages sont défoncés et il faut aussi faire attention aux chèvres sur la route. Petite pause après 3heures de route une fois dans la vallée. Les derniers kilomètres en approchant de Marrakech sont un peu plus stressant : Circulation plus dense, plus rapide et plus chaotique. Nous arrivons à notre hôtel du premier jour à la tombée de la nuit. Rapide au revoir avec nos chauffeurs et cuistots après leur avoir donné leurs pourboires bien mérités. Ils sont fixés à 500DH pour le cuistot, et 350DH par chauffeurs pour la semaine et pour tout le groupe. Je prends vite une douche puis descend emballer mon vélo dans sa housse. Nous nous retrouvons ensuite tous sauf Bernard et Sigrid pour rejoindre Mohammed dans le bar d’un hôtel non loin de la place Jemaa El Fnaa. Bière locale et vin marocain selon les goûts de chacun. Nous partons ensuite pour monter à la terrasse du Ryad Omar où nous aurons un très bon repas typiquement marocain : Crudités, et 3 plats différents à partager (pastilla au poulet, couscous et poulets marinés), plateau de fruits, thé et pâtisserie marocaine. Le tout pour 180DH par personne. Retour à l’hôtel à pied après un cours passage par les souks et par la place Jemaa El Fnaa. Pas facile de filmer sans se faire demander de l’argent.

Bonne nuit enfin chaude à l’hôtel.

 

Distance : 32,8 km Moyenne : 20 km/h 50 km/h max. 1h38. 406m de montée et 1159m de descente. Altitude maxi 1971m, mini 1218m. T° maxi 28.6°C mini 7.6°C. 783 calories. 79g de gras. IBP 28

 

 

 

Samedi 12/11/11 :

 

Je passe la matinée avec Joël et Jean-Yves à faire un peu de tourisme. Les jardins Majorelle étant fermés pour nettoyage, nous partons pour le nord de la Medina, voir un peu les souks et visiter la Medersa et le musée de Marrakech. Nous avons un peu de mal à nous dépêtrer d’une personne nous suivant depuis l’hôtel avec son scooter, qui certes était sympathique en nous donnant de bons conseils mais qui commençait à être un peu trop collante. La Medersa, sorte de cité U coranique est chouette à voir avec un beau patio et ses 132 minuscules chambres d’étudiants. Le Qobba Almoravide, ancienne therme, est moins intéressant à voir car largement en ruine. Le musée de Marrakech est quant à lui superbement décoré mais ne présente que peu d’objets. Nous rentrons à l’hôtel en finissant de traverser la ville à pied. Je ressors vite fait pour dépenser mes derniers sous : sandwich à la gare routière et pâtisseries marocaines. Ceux comme moi prenant l’avion de 15h15 montent dans un minibus en direction de l’aéroport. Là, le parking est bondé de monde. Ce sont des gens qui attendent le retour de ceux ayant fait le pèlerinage à la Mecque, le Hadj. On voit d’ailleurs sur le tarmac un énorme Boeing 747 d’une compagnie saoudienne. On se faufile tant bien que mal avec nos chariots chargés de nos vélos et de nos bagages jusqu’à l’aérogare. Heureusement l’entrée est réservée à ceux prenant un avion mais Mohammed n’est donc pas autoriser à nous accompagner jusqu’à l’embarquement. Encore une fois, il nous faut payer un supplément de 550DH (50€) pour les vélos. L’avion est bien à l’heure et le retour sur Orly se fait sans problème. J’appelle l’hôtel Sénia qui m’envoie sa navette. Je récupère sans problème ma voiture et 1h30 plus tard, à 22h, j’arrive chez moi.

 

Distance totale : 193 km. 4986m de montée et 5608m de descente